Le projet est lancé sans logement abordable

Le conseiller du district de Masson-Angers, Marc Carrière,... (Etienne Ranger, Le Droit)

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Le conseiller du district de Masson-Angers, Marc Carrière, affirme que le projet immobilier pourra voir le jour grâce à la levée du moratoire sur les nouvelles constructions résultant de la réfection récente du poste de pompage d'Angers.

Etienne Ranger, Le Droit

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Le projet domiciliaire Esplanade des Hauts-Bois, qui prévoit la construction de 136 nouvelles portes dans le secteur Masson-Angers, pourra aller de l'avant, mais aucun logement abordable ne sera finalement intégré au développement résidentiel.

Le conseiller du district de Masson-Angers, Marc Carrière, affirme que le projet immobilier attendu aux abords du chemin de Montréal Ouest, non loin de la rue de la Forteresse, pourra voir le jour grâce à la levée du moratoire sur les nouvelles constructions résultant de la réfection récente du poste de pompage d'Angers. 

La station de la rue Lasalle a été modernisée durant l'été afin d'augmenter la capacité du réseau sanitaire dans le secteur. Un moratoire sur les nouvelles constructions était en place depuis quelques années à Masson-Angers.

Toutefois, les 37 logements abordables et communautaires destinés aux familles autochtones et non-autochtones qui avaient été annoncés en mars 2016 par la Ville de Gatineau, dans le cadre du projet Mon Toit, ne figurent plus dans les plans du développeur immobilier de l'Esplanade des Hauts-Bois. 

L'homme d'affaires Ghislain Thauvette, président et copropriétaire de la société à numéro propriétaire des terrains en question, confirme que le contracteur qui devait bâtir les unités de logements abordables n'a pas rencontré les exigences de la municipalité et que le projet ira de l'avant sans les logements sociaux. Aucun échéancier précis n'est encore fixé pour le début des travaux.

« Une annonce prématurée »

Dans un communiqué envoyé mardi en fin de journée, le conseiller de Masson-Angers a reproché au maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, ainsi qu'à la conseillère du district de Pointe-Gatineau et présidente de la Commission permanente sur l'habitation, Myriam Nadeau, d'avoir tiré sur la gâchette trop rapidement en mars 2016 lorsque la Ville de Gatineau a procédé à l'annonce de futurs logements abordables. 

« Le volet des logements abordables ne fait plus partie du projet actuel. Le développeur a décidé de prendre une autre orientation et c'est une décision qui lui appartient. Maintenant, ce que je déplore, c'est qu'une annonce prématurée a été faite au printemps 2016. [...] Avant de faire des annonces précises comme cela a été fait, il faut s'assurer que c'est ficelé avec le promoteur », a mentionné Marc Carrière au Droit, lorsqu'invité à expliquer sa pensée. 

Myriam Nadeau souligne que tout indiquait que le projet irait de l'avant selon la formule « clé en main » lorsque Gatineau avait démontré sa volonté de réserver des unités de logements sociaux à cet endroit, au printemps 2016.

Mme Nadeau précise d'ailleurs que l'objectif demeure encore aujourd'hui de doter le village urbain du bassin de la Lièvre d'unités de logements abordables.

« L'idée d'offrir du logement abordable à Masson-Angers demeure. Le groupe communautaire Mon Toit se retrouve toujours avec les unités alloués. Le défi pour eux est maintenant de trouver un autre emplacement pour que ça se réalise », a-t-elle dit.




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