Un élan de solidarité

Quatorze résidences situées sur le chemin Servant et... (Courtoisie Paul Simon)

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Quatorze résidences situées sur le chemin Servant et les rues Major et Colle ont été évacuées.

Courtoisie Paul Simon

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Crue historique en Outaouais
Crue historique en Outaouais

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Pompiers, employés municipaux et bénévoles ont continué de travailler d'arrache-pied durant tout le week-end, à Papineauville, afin de venir en aide à la quinzaine de propriétaires inondés par la rivière des Outaouais.

Un véritable élan de solidarité a pris naissance dans le village ces derniers jours, si bien que la municipalité a dû refuser l'offre de bons samaritains. Une centaine de bénévoles ont participé au remplissage de sacs de sable dont le nombre distribué a grimpé à près de 15 000 au terme du week-end.

« On a tellement de demandes pour du bénévolat qu'on a dû refuser des gens. C'est surprenant à quel point il y a une mobilisation », a souligné hier le maire, Christian Beauchamp.

Au total, 14 résidences situées sur le chemin Servant et les rues Major et Colle avaient été évacuées, dimanche. Les vingt-sept personnes ciblées par ces évacuations ont été relogées chez des proches.

En fin de journée, M. Beauchamp s'attendait à ce que le nombre d'évacuations volontaires soit revu à la hausse alors que le niveau de l'eau de la rivière devrait continuer de grimper au cours des jours à venir.

« Si le niveau augmente comme c'est prévu, on risque d'avoir plus de gens qui vont évacuer. On pourrait avoir des rues qui seront fermées complètement et ça pourrait devenir problématique pour notre station de pompage de la rue Colle où nous avons installé une digue », a indiqué M. Beauchamp.

Concernant les stations de pompage des rues Colle et Major, celles-ci demeurent d'ailleurs toujours sous surveillance accrue. La municipalité fait tout en son possible pour éviter que la montée des eaux affecte les opérations de ces stations. Si ces dernières viennent qu'à cesser de fonctionner, cela provoquerait des refoulements d'égouts dans plusieurs dizaines de maisons.

Dans le but de permettre aux employés de faire leur travail de la façon la plus efficace possible, les autorités municipales demandent d'ailleurs aux automobilistes de ne plus circuler inutilement sur les rues Lombard, Lionel, Colle, Servant, Major et St-Julien. 

À bout de souffle

Dans les secteurs inondés, l'impatience et la fatiguent se font sentir. Denis Bibeau et Patricia Boileau ont dû se résigner dans la nuit de samedi à dimanche à abandonner leurs efforts visant à protéger leur maison de la rue Saint-Julien. Malgré la présence de quelque 200 sacs de sable aux abords de leur propriété et malgré les pompes qui fonctionnent à plein régime, les eaux de la rivière des Outaouais ont gagné trop de terrain pendant la fin de semaine.

« Depuis mardi, on trouvait des solutions, ça fonctionnait et on finissait par perdre le contrôle. C'est revenu comme ça quelques fois, mais à 3 h 30 la nuit passée, on a abandonné. Il n'y a plus rien à faire. L'eau est rendue au seuil de la porte patio », racontait dimanche après-midi Mme Boileau, exaspérée.

Le couple de riverains est d'autant plus dévasté par la situation qu'il ne pourra pas toucher un sou en dédommagement de la part de la Sécurité civile en lien avec cette inondation puisque leur maison à Papineauville est considérée comme leur résidence secondaire.

« Les assurances ne paient pas. La Sécurité civile va offrir de l'aide, mais nous, comme c'est une résidence secondaire, malgré le fait qu'on paie des taxes, on va recevoir 0 $. À cause de notre travail, nous sommes obligés d'avoir un pied à terre à Mirabel. D'ici quelques années, nous allons prendre notre retraite et nous allons venir vivre ici. Parce que notre adresse permanente est ailleurs, on ne recevra rien. On en a gros sur le coeur », déplore Mme Boileau. 

À quelques jets de pierres de là, Michel St-Yves tentait par tous les moyens d'empêcher l'eau de s'infiltrer à l'intérieur de la maison qu'il habite avec sa conjointe depuis 1996. Aidé par deux amis, le septuagénaire essayait de garder le moral malgré tout lorsque Le Droit l'a croisé. 

« On vient à bout de contrôler avec les pompes, mais la pression est tellement forte que le plancher de béton risque de lever et éclater. Si ça arrive, on va devoir évacuer », a-t-il confié. Rappelons que le centre de mesures d'urgence de Papineauville est ouvert depuis jeudi.

La situation est toujours critique dans la Haute-Gatineau

Hydro-Québec a les yeux rivés sur le barrage Mercier, dans la Haute-Gatineau, alors que le débit d'eau a été réduit pour compenser le niveau de la rivière Désert à Maniwaki.

Alors que les bénévoles tentent d'aider leurs concitoyens un peu partout dans la région, Gracefield avait besoin de davantage de volontaires, dimanche.

La Ville recherche des bénévoles pour installer des sacs de sable 

Comme plusieurs autres municipalités, les autorités demandent aux automobilistes et personnes épargnées par les inondations de ne pas se rendre sur les sites sinistrés sans raison valable.

Par ailleurs, la Cité étudiante de la Haute-Gatineau, pour jeunes et adultes, reprendra ses cours ce lundi. Du personnel additionnel sera en place afin d'encadrer des élèves et assurer leur sécurité.




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