Aucune pharmacie ouverte le dimanche

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Le maire de Chénéville, Gilles Tremblay, soutient que la population de la MRC Papineau mérite d'avoir accès à un pharmacien, à proximité, tous les jours de la semaine.

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La municipalité de Chénéville demande l'aide de ses voisines de la MRC Papineau afin de faire pression sur les pharmaciens détaillants de la Petite-Nation, pour obtenir des heures d'ouverture le dimanche.

Considéré comme le « centre de services » du nord de la Petite-Nation, Chénéville a fait parvenir en décembre une demande d'appui en ce sens aux 23 autres municipalités du territoire de Papineau.

Pour le moment, neuf d'entre elles ont répondu favorablement à la requête.

Une lettre demandant l'ouverture d'une pharmacie le dimanche a également été acheminée ces dernières semaines aux propriétaires des pharmacies de Chénéville, Ripon, Saint-André-Avellin, Papineauville et Thurso, de même qu'aux sièges sociaux des grandes bannières Brunet, Proxim et Uniprix.

Le maire de Chénéville, Gilles Tremblay, soutient que la population de la MRC mérite d'avoir accès à un pharmacien, à proximité, tous les jours de la semaine.

« Peut-être qu'il y aurait moyen de faire au moins une rotation dans la MRC et d'ouvrir juste trois ou quatre heures le dimanche pour offrir un service continu, dit-il. En ce moment, quand les gens de notre région ont besoin de leurs médicaments pendant la fin de semaine, ils doivent se rendre à Buckingham. »

« C'est un service essentiel, poursuit-il, surtout que nous sommes un endroit touristique et qu'il y a un nombre additionnel de personnes qui fréquentent notre coin les fins de semaine. »

Avec l'arrivée de la Coopérative santé du nord de la Petite-Nation (CSNPN) à Chénéville, ces dernières années, une plus grande accessibilité aux médicaments est devenue d'autant plus essentielle afin d'assurer une continuité dans les soins de santé, plaide le maire Tremblay, qui espère que sa démarche portera ses fruits.

Pas de sans rendez-vous

Par ailleurs, l'omnipraticien qui vient offrir des plages horaire de « sans rendez-vous » à la clinique de Chénéville, à raison d'un week-end par mois, a cessé depuis décembre dernier d'offrir le service le dimanche, notamment en raison des heures d'ouverture limitées des pharmacies, la fin de semaine.

La présidente de la CSNPN, Lise Villeneuve, affirme qu'il s'agit là de l'une des raisons ayant motivé la décision du spécialiste de la santé de réduire ses services le week-end. Le statut du CLSC de la Petite-Nation, à Saint-André-Avellin, a aussi joué dans la balance, puisque l'établissement est aussi fermé le dimanche, fait remarquer Mme Villeneuve.

« Ce n'est pas compliqué, le CLSC doit ouvrir le dimanche. Ça prend un accès au laboratoire et à la radiologie. Sinon, il y a zéro service dans la région et les conditions de pratique ne sont pas acceptables », dit-elle.

Au Centre intégré de santé et de services sociaux, la porte-parole Geneviève Côté indique que le dossier de l'augmentation des heures à l'urgence de Saint-André-Avellin progresse, mais qu'aucune annonce n'est prévue pour l'instant.

Promesse électorale

Rappelons que le député de Papineau, Alexandre Iracà, avait fait la promesse, lors de la campagne électorale 2014, que le nombre d'heures du CLSC Petite-Nation serait doublé à l'intérieur d'un premier mandat sous le règne libéral.




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