Mine Wallingford-Back: la MRC Papineau renvoie la balle au ministère

«Nous avons ici une possibilité d'avoir un site... (Benoit Sabourin, Archives LeDroit)

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«Nous avons ici une possibilité d'avoir un site récréotouristique de qualité nationale», a affirmé le DG d'Arbraska, Stéphane Vachon.

Benoit Sabourin, Archives LeDroit

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C'est au ministère de l'Énergie et des Ressources naturelles (MRN) de décider de l'avenir de la mine abandonnée Wallingford-Back, à Mulgrave-et-Derry, et non à la MRC Papineau, ont tranché les maires du gouvernement régional.

Dans une résolution adoptée à l'unanimité mercredi soir à Papineauville, le conseil des maires de la MRC Papineau «demande au MRN, en tant que propriétaire du site, de sécuriser de manière sûre et efficace le site de la mine Back et d'interdire son accès en tout temps, soit 365 jours par année». 

Du même coup, les élus du gouvernement régional ont mandaté la Table forêt de la MRC afin d'évaluer les options possibles de mise en valeur de l'ancien site minier dont la fréquentation à la hausse depuis quelques mois cause son lot de désagréments pour les citoyens de Mulgrave-et-Derry. Les visiteurs affluent par centaines et outrepassent la clôture érigée autour de l'immense cavité laissant dans leur sillage de nombreux détritus dans le secteur. 

Les lieux qui ne sont pas aménagés pour accueillir le public sont jugés non sécuritaires si bien que Québec recommande soit un dynamitage de la voûte de l'ancienne mine afin d'éliminer définitivement l'accès aux visiteurs ou encore la sécurisation des lieux. 

Or, la préfète de la MRC Papineau, Paulette Lalande, a martelé mercredi soir qu'il ne revenait pas à la Municipalité régionale de comté de statuer sur la sécurisation de l'endroit. Elle a indiqué que la MRC ne disposait pas des ressources financières pour développer un projet récréotouristique et qu'elle n'était que la gestionnaire de ses terres intramunicipales. C'est le gouvernement provincial qui est propriétaire du fonds de terre de l'ancienne mine, a répété l'élue à plusieurs reprises.

«On demande au ministère de la sécuriser. Il le fera comme il le voudra, mais c'est lui qui va porter l'odieux, ce n'est pas moi et ce ne sont pas les maires de la MRC», a lancé Mme Lalande.

Un promoteur intéressé

La porte-parole des Amis de la mine Back, ce comité récemment formé pour la sauvegarde des lieux, s'est dite perplexe face à la décision des maires. 

«C'est difficile pour moi de réagir. Je ne sais pas si je dois pleurer ou me réjouir. J'ai cru comprendre certains bouts et d'autres pas. Je vais devoir prendre connaissance du libellé exact de la résolution avant de me prononcer», a indiqué Chantal Crête, après le vote. 

Par ailleurs, le directeur général d'Arbraska, Stéphane Vachon, a affirmé devant la table du conseil que l'entreprise qu'il dirige était intéressée à développer un projet récréotouristique d'exploration à Mulgrave-et-Derry. Abraska, un leader dans le domaine des parcs aériens au Canada et aux États-Unis, gère notamment les opérations de la Caverne Laflèche, à Val-des-Monts, depuis 2013. 

«La simple visite guidée de ce site serait déjà un succès assuré. [...] Nous avons ici une possibilité d'avoir un site récréotouristique de qualité nationale. Moi, je suis prêt à collaborer», a mentionné M. Vachon.

Mme Lalande a invité la vingtaine de membres du public à faire parvenir leurs suggestions et doléances au MRN. Des résidents du secteur de la mine, à Mulgrave-et-Derry, opposés au développement d'un projet récréotouristique et favorables à la fermeture définitive de la caverne étaient notamment présents à la réunion. 

Une poignée de membres du regroupement Les Amis de la mine Back, était aussi présente sur place.

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