Flou autour du zonage du futur projet Le Manitou

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Le groupe de promoteurs piloté par Serge Després souhaite l'aménagement sur la propriété de 48 acres d'un hôtel de 20 chambres, d'une marina, d'un restaurant-terrasse avec une salle de réception et de deux piscines.

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Alors que le conseil municipal de Lac-Simon a donné son appui au projet privé Le Manitou, ce complexe hôtelier de 10 millions $ prévu sur le site de l'ancien Domaine des Pères Sainte-Croix, voilà qu'une procédure de changement de zonage pourrait être nécessaire afin de laisser libre cours aux développeurs.

Les conseillères municipales Odette Hébert et Chantal Crête, qui avaient voté contre la résolution d'appui au projet, au début mai, prétextant que le conseil appuyait trop rapidement sur la gâchette en donnant son aval au concept sans avoir obtenu de plans et devis clairs, soutiennent que le zonage actuel de la propriété concernée ne répond pas aux besoins du projet.

Le 1565, chemin des Pères, à Lac-Simon, est présentement situé dans la zone 35.1-H, laquelle permet des usages reliés à de l'hébergement touristique et à des activités récréatives à faible impact, entre autres, avancent les deux conseillères.

«C'est clair que le zonage C-4 autorisant le débit de boisson et le zonage R-2 permettant les activités récréations à impact majeur devront être intégrés. Ils souhaitent attirer des gens pas seulement de la région et du Québec, mais des touristes de partout, même de l'Europe», plaide Chantal Crête. 

Rappelons que le groupe de promoteurs piloté par Serge Després souhaite l'aménagement sur la propriété de 48 acres d'un hôtel de 20 chambres, d'une marina, d'un restaurant-terrasse avec une salle de réception et de deux piscines. La construction de 80 cabines d'hébergement en forêt est aussi prévue dans l'ébauche du projet.

Analyse en cours

Le maire de Lac-Simon, Jacques Maillé, a confirmé au Droit que le directeur général de la municipalité, Jocelyn Robinson, avait été mandaté pour analyser la requête des deux conseillères.

«Notre directeur de l'urbanisme nous a dit que le projet était conforme à notre réglementation d'urbanisme lorsqu'il a reçu la présentation le mois dernier. Maintenant, je pense qu'il y a lieu de vérifier ce qui est avancé par Mme Hébert et Mme Crête en fonction de nos spécialistes. Si ce n'est pas correct avec le plan d'urbanisme, les promoteurs devront s'ajuster ou on devra aller en changement de zonage», a-t-il dit.

Mme Crête craint pour sa part que la municipalité subisse les contrecoups de la résolution d'appui du conseil prise au début mai si une procédure de changement de zonage doit être enclenchée et que la population refuse les modifications. Elle rappelle avoir proposé à ses collègues qu'une clause précisant que la municipalité ne soit pas tenue imputable pour les dépenses encourues par le promoteur soit intégrée à la résolution d'appui. Une requête qui n'a pas trouvé écho à la table des élus. «C'est bien beau qu'on peut encore refuser le projet, mais si les promoteurs ont déjà dépensé des sommes importantes, ils vont vouloir être remboursés. On pourrait se retrouver avec des poursuites sur le dos», dit-elle.

Le maire Maillé défend son conseil d'avoir voté trop rapidement. «C'est bien dit dans la résolution que ça n'engage en rien la municipalité d'approuver le projet final», a-t-il indiqué.

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