La nouvelle politique de communication de Lac-Simon crée des remous

Le maire Jacques Maillé s'est attiré les foudres... (Benoit Sabourin, Archives LeDroit)

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Le maire Jacques Maillé s'est attiré les foudres de deux conseillères en raison de la nouvelle politique de communication de la municipalité.

Benoit Sabourin, Archives LeDroit

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La nouvelle politique de communication de Lac-Simon sème la division autour de la table des élus.

Un article du document fraîchement imprimé exigeant que les échevins avisent le maire Jacques Maillé avant d'accorder des entrevues aux médias suscite la grogne des conseillères Chantal Crête et Odette Hébert, les deux membres du conseil à avoir voté contre l'adoption de la nouvelle politique lors de la séance du mois d'avril. 

Celle-ci résume les balises à respecter en matière de communication au sein de la municipalité de Lac-Simon. Les rôles des différents intervenants y sont notamment inscrits, tout comme les dispositions entourant les publications minicipales officielles.

C'est essentiellement le point suivant qui fait rager les élues Crête et Hébert: «Si un média communique directement avec un conseiller municipal, ce dernier doit aviser, avant la tenue de l'entrevue, le maire, qui par son titre est porte-parole de la municipalité, afin de lui permettre d'assurer un meilleur suivi des dossiers», peut-on lire dans le document.

De la censure, dit une élue

Ce passage a fait bondir la conseillère Hébert. «La petite clause que vous ajoutez à votre politique, ça ressemble tout simplement à de la censure, ou du contrôle de l'information, ou (c'est) pour bâillonner certains individus», a lancé cette dernière au maire Maillé en pleine séance du conseil.

Lac-Simon fait bien de se doter d'une politique de communication - surtout avec l'émergence des réseaux sociaux -, mais la clause en question brime le droit d'expression des élus, plaide Chantal Crête.

Celle-ci rappelle que Mme Hébert et elle sont exclues des comités et des plénières de la municipalité depuis octobre 2014. Le conseil avait évoqué un «lien de confiance brisé» pour justifier cette décision à l'époque. On faisait référence à la participation des deux élues à un reportage choc de la Montreal Gazette portant sur la vente du Domaine des Pères Sainte-Croix.

«Ça ne tient pas la route comme politique et je n'ai pas l'intention de m'y plier. Mon interprétation de la chose, c'est que ce n'est pas une interdiction de parler, mais c'est une étape de plus qu'on vient mettre pour rendre mon travail d'élue plus difficile à réaliser pour bien informer la population sur les sujets chauds», affirme Mme Crête.

Le maire réplique

Le maire Maillé se défend pour sa part de vouloir contrôler l'information émanant de Lac-Simon. Il affirme que ce type de procédé se fait ailleurs, dans d'autres administrations, afin d'assurer la bonne livraison de l'information. Sept-Îles et Saint-Colomban, dans les Laurentides, entre autres, disposent d'une politique similaire, dit-il. 

«Il y a des conseillers qui ne connaissent pas tous les dossiers. [...] Ce qui est important, c'est de donner les bonnes informations aux médias pour bien informer. [Les conseillères] peuvent parler, mais c'est en leur titre personnel.»

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