Récupérer les légumes «numéros deux»

Chou-fleur taché, carotte à deux têtes, etc... Plus... (Archives La Presse)

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Chou-fleur taché, carotte à deux têtes, etc... Plus de 2000 livres de légumes «numéro deux» ont été récupérés et transformés depuis septembre dernier pour être intégrés aux repas du Frigo Quiroule.

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L'Alliance alimentaire Papineau (AAP) dresse un bilan positif de son projet pilote «Des numéros deux, c'est tant mieux» qui vise à récupérer et transformer les fruits et légumes non commercialisables provenant des fermes locales, afin que ceux-ci se rendent dans des assiettes plutôt que dans un site de compostage.

L'organisme, qui a pignon sur rue à Ripon, a reçu l'automne dernier une aide financière de 25 000 $ du ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation pour expérimenter ce projet pilote mis sur pied pour contrer le gaspillage alimentaire et dont les résultats partiels ont été dévoilés mardi en conférence de presse.

Six producteurs de la région de la MRC Papineau ont adhéré à l'initiative en fournissant des légumes dont les critères esthétiques font en sorte qu'ils ne peuvent être vendus sur le marché.

Chou-fleur taché, carotte à deux têtes, etc... Plus de 2000 livres de légumes «numéro deux» ont été récupérés et transformés depuis septembre dernier pour être intégrés aux repas du Frigo Quiroule, ce traiteur social qui offre sur commande des plats abordables et de qualité aux familles de la Petite-Nation.

Monique Laroche, copropriétaire de la ferme Le Vallon des Sources, à Ripon, n'a pas hésité à embarquer dans le projet. «De cette façon, nous sommes sûrs que ces légumes vont être transformés et destinés aux gens à faible revenu. On sait qu'il y a entre 40% et 50% des aliments sur la Terre qui sont jetés, ce qui est inconcevable», affirme-t-elle.

Vers des améliorations

Selon le directeur général de l'APP, Pascal Morel, la charpente du projet-pilote est intéressante, mais certains éléments restent toutefois à peaufiner. Une formule de rémunération pour les fermiers participants doit entre autres être dénichée, alors que le glanage nécessite des ressources importantes.

«Le ramassage (des fruits et légumes) et l'équité avec les producteurs, c'est complexe. L'objectif derrière ça, c'est d'aller chercher des revenus supplémentaires pour les producteurs. Ce sont des choses qui restent à faire, mais l'expérience est assez concluante. Si on est capable, nous aimerions faire du millage sur ces projets pour augmenter les volumes de production», souligne M. Morel.

Le projet-pilote prendra fin en juin. L'AAP souhaite documenter l'initiative afin de pouvoir rendre le projet autonome. L'organisme aimerait aussi dans un avenir rapproché aménager ses locaux situés à la Place du Marché de Ripon, afin d'avoir un endroit où les fruits et légumes récupérés pourront être emmagasinés avant d'être transformés pour le Frigo Quiroule.

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