Politique et bisbille au Séminaire du Sacré-Coeur

Le Séminaire du Sacré-Coeur, à Grenville-sur-la-Rouge... (Facebook)

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Le Séminaire du Sacré-Coeur, à Grenville-sur-la-Rouge

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Le député de Papineau, Alexandre Iracà, dont le fils est un ancien élève du Séminaire du Sacré-Coeur, à Grenville-sur-la-Rouge, refuse de parler de vengeance personnelle pour expliquer son appui à la pétition réclamant la démission de la directrice générale de l'établissement, Carole Crevier.

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Le député Alexandre Iracà s'est déplacé à Papineauville, dimanche, pour venir signer la pétition demandant la démission de Carole Crevier.

Étienne Ranger, Archives LeDroit

Dans une publication parue dimanche sur Facebook, on peut apercevoir le député de Papineau aux côtés des deux élèves ayant instigué la pétition réclamant le départ de Carole Crevier. La gestionnaire aurait tenu des propos jugés offensants à l'égard d'élèves et d'enseignants par l'entremise du réseau social, au début du mois. 

«Nous avons une belle jeunesse! Il y a des moments dans la vie où il est important de se tenir debout. Bravo à [...] tous les étudiants qui ont à coeur les valeurs du Séminaire du Sacré-Coeur!» a écrit le député sur sa page Facebook.

M. Iracà s'est déplacé à Papineauville, dimanche, pour venir signer la pétition. Il a expliqué au Droit qu'il avait été contacté par écrit par des élèves et parents au sujet de la pétition, alors qu'il se trouvait à Saint-André-Avellin. On l'a invité à venir écouter leurs doléances. «On m'a expliqué de long en large ce qui se passait depuis deux ans (au séminaire) et j'ai décidé de signer la pétition», explique-t-il.

Carole Crevier a rétorqué au député pas plus tard que lundi.

«Le fils de M. Iracà était ici l'an dernier. Malheureusement, nous avons dû lui demander de quitter l'école pour des raisons de nature privée», a-t-elle mentionné au Droit en réaction à la publication Facebook du député.

Une poursuite en vue?

Cette déclaration a piqué au vif le principal concerné. Invité à clarifier la situation, M. Iracà a affirmé qu'il envisageait de déposer une poursuite contre Mme Crevier pour avoir révélé l'existence du dossier de son fils à des tiers sans avoir obtenu l'autorisation parentale. 

«Elle a divulgué le nom d'un enfant, en l'occurrence mon garçon, sur la place publique, ce qui est contraire à l'éthique professionnelle d'une directrice d'école. Je n'ose m'imaginer ce qu'elle peut dire à l'intérieur des murs de son bureau concernant les enfants de son école et les précieux enseignants qui travaillent au séminaire d'arrache-pied», a-t-il dit.

Alexandre Iracà se dit par ailleurs tout à fait à l'aise avec le fait qu'il ait publiquement appuyé la démarche visant la démission de Mme Crevier. Il dit avoir apposé sa signature au bas de la pétition à titre de citoyen et parent d'un ancien élève ayant fréquenté le Séminaire du Sacré-Coeur, et non à titre de député. 

Quant à la publication sur les réseaux sociaux, elle se trouve sur son compte Facebook privé, précise-t-il. 

«Si j'avais voulu me venger personnellement, je l'aurais fait l'an passé ou il y a deux ans, a-t-il expliqué à propos d'un possible règlement de compte à l'égard de la gestionnaire de l'ancienne école de son fils. Moi, je soutiens les élèves et les parents de mon comté, à la lumière des informations qu'ils m'ont données.»

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