Une vie et une maison empoisonnées par un terrain contaminé

Une famille de Papineauville poursuit la municipalité et six autres personnes... (Etienne Ranger, Archives LeDroit)

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Etienne Ranger, Archives LeDroit

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Une famille de Papineauville poursuit la municipalité et six autres personnes morales et physiques pour près de 430 000$ en dommages et intérêts et demande du même coup l'annulation de l'acte de vente de leur maison achetée à l'été 2007, pour cause de vices cachés.

Dans une requête déposée en Cour supérieure, Gabriel Saillen, sa conjointe Stéphanie Bontemps et les membres de leur famille allèguent que leur résidence de la rue Émile-Brazeau à Papineauville, qu'ils ont achetée neuve le 15 juin 2007, a été bâtie sur un ancien lieu d'élimination de matières ligneuses désaffectées provenant de la Scierie Papineau autrefois exploitée au 320, rue Viger. 

Lors de l'achat de leur maison, les nouveaux propriétaires ignoraient que le secteur avait accueilli, de 1970 à 1999, des activités reliées à la transformation du bois. Ils ignoraient également que le terrain sur lequel était construite leur résidence était contaminé.

Selon le document déposé devant le tribunal, les Habitations Unik, l'entreprise Ranch Turpin Inc., la firme CIMA+, la notaire Guylaine Gratton, la compagnie à numéro 6185011 Canada Inc., la municipalité de Papineauville et le ministère du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MDDELCC) du Québec, ont tous commis une faute ayant contribué aux préjudices subis par la famille. Ils sont sommés solidairement de payer à cette dernière la somme de 429 426,37$, dont 210 000$ sont exigés pour la perte de valeur de la résidence concernée.

Des contaminants dans l'air

Les Saillen ont acheté des mains des Habitations Unik la maison localisée sur la rue Émile-Brazeau, dans le projet Le Faubourg du Vieux-Moulin. C'est en 2013 que les occupants ont commencé à percevoir de mauvaises odeurs émanant du sous-sol de la maison.

Après avoir fait réaliser d'importantes interventions à la tuyauterie de la maison et après avoir entrepris des travaux de terrassement et de nivelage, la famille Saillen a embauché une firme pour procéder à une expertise de la qualité de l'air puisque les odeurs persistaient.

Les résultats ont démontré des quantités anormalement élevées de dioxyde de carbone dans le sous-sol de la résidence, de même que la présence de gaz explosifs. D'autres experts mandatés par les propriétaires ont également démontré la présence dans l'air de méthane. 

Des résidus ligneux ont été découverts dans le sol de la propriété, jusqu'à deux mètres de profondeur, tout comme des métaux lourds, selon la poursuite.

Le sous-sol de la maison unifamiliale a dû être condamné depuis et la maison n'a plus de valeur marchande, peut-on lire dans la requête. Le couple a dû arrêter de travailler durant plusieurs mois, à cause de la situation.

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