Des élections partielles à la CSCV, dit Iracà

Le député de Papineau, Alexandre Iracà, a affirmé... (Benoit Sabourin, Archives LeDroit)

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Le député de Papineau, Alexandre Iracà, a affirmé vendredi qu'il y aura bel et bien un scrutin pour combler les sièges laissés vacants par les démissions de l'ancien président Jocelyn Fréchette et des commissaires Michel Parenteau et Maxime Hupé-Labelle, malgré la requête effectuée plus tôt cette semaine par le conseil des commissaires.

Benoit Sabourin, Archives LeDroit

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La Commission scolaire au Coeur-des-Vallées (CSCV) ne bénéficiera pas d'une exemption pour éviter la tenue d'une élection partielle le 8 mai prochain.

Le député de Papineau, Alexandre Iracà, a affirmé vendredi qu'il y aura bel et bien un scrutin pour combler les sièges laissés vacants par les démissions de l'ancien président Jocelyn Fréchette et des commissaires Michel Parenteau et Maxime Hupé-Labelle, malgré la requête effectuée plus tôt cette semaine par le conseil des commissaires.

«Malheureusement ou heureusement, selon où on se place, il y aura des élections scolaires et le ministre n'a aucun pouvoir avec la loi actuelle pour empêcher les élections scolaires. Le Directeur général des élections a l'obligation avec la loi actuelle de déclencher des élections scolaires partielles en mai pour la Commission scolaire au Coeur-des-Vallées», a indiqué M. Iracà lors d'un point de presse tenue à la suite de l'inauguration d'une borne de recharge rapide, à L'Ange-Gardien, vendredi matin.

Dépenses importantes

Le scrutin prévu dans deux mois risque d'engendrer des dépenses importantes alors qu'une épée de Damoclès pend au-dessus des commissions scolaires, plaident les élus de la CSCV dans une résolution qui a été adoptée mercredi soir à Papineauville et dont le libellé a été notamment envoyé au bureau du ministre de l'Éducation et aux whips des différents partis à l'Assemblée nationale. 

Les commissaires demandent à Québec de suspendre le scrutin pour qu'ils puissent procéder par nomination, d'autant plus qu'aucun montant n'avait été réservé au budget de la commission scolaire pour ce scrutin.

Alexandre Iracà a rappelé mercredi que le Parti québécois a voté contre le projet de loi 72, retardant l'adoption de celui-ci. Le ministre de l'Éducation, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche de l'époque, François Blais, avait déposé à l'automne dernier les projets de loi 86 et 72 portant respectivement sur la réforme des commissions scolaires et sur la possible suspension des élections partielles.

«Je pense que le conseil des commissaires (de la CSCV) en place aurait pu faire le travail tout à fait aisément sans avoir à nommer d'autres commissaires, mais la loi prévoit qu'ils sont dans l'obligation de tenir des élections. Le seul moyen de défaire cette loi, c'est de déposer une autre loi, le projet de loi 72, et malheureusement ç'a été bloqué», a-t-il dit.

M. Iracà précise qu'une importante consultation a lieu actuellement quant à l'avenir des commissions scolaires. Il ne s'attend pas à une réforme à court terme, si bien qu'à l'instar d'autres commissions scolaires du Québec, la CSCV devra tenir ses élections complémentaires comme prévu.

L'élection de novembre 2014 à la CSCV a coûté un peu plus de 140 000 $ aux contribuables. Puisque le siège de président doit aujourd'hui être comblé selon un scrutin universel, les sommes dépensées pour la partielle printanière d'être considérables. La CSCV demeure toutefois incapable pour le moment d'identifier la valeur des coûts à venir.

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