Investissements étrangers à Thurso: le maire critique la sortie d'Iracà

Le maire Lauzon croit que certaines informations dévoilées... (Martin Roy, Archives LeDroit)

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Le maire Lauzon croit que certaines informations dévoilées par le député Iracà auraient dû demeurer secrètes jusqu'à la signature d'une entente.

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La sortie publique faite plutôt cette semaine par Alexandre Iracà concernant la venue possible d'investisseurs étrangers à Thurso n'était pas nécessaire, estime le maire Benoît Lauzon.

«Des investisseurs dans la municipalité, on en rencontre régulièrement. C'est important de faire l'annonce quand c'est ficelé, mais avant ça, ça ne donne rien», a affirmé le maire de Thurso lorsque joint par LeDroit.

En milieu de semaine, le député de Papineau a laissé filtrer sur son compte Facebook que des investisseurs originaires du Pakistan étaient venus visiter certains sites à Thurso, dont les anciens locaux de l'usine Planchers Avant-Guard, fermée depuis septembre dernier pour cause de faillite.

Une photo sur laquelle on peut reconnaître M. Iracà, Benoît Lauzon, le directeur général de la municipalité, Mario Boyer, et l'ancien député de Papineau et ministre responsable de la région de l'Outaouais, Norman MacMillan, aux côtés d'hommes d'affaires étrangers, a notamment été publiée sur le compte du député mardi.

En entrevue avec certains médias de la région mercredi, M. Iracà a précisé qu'il avait rencontré à quelques occasions ces gens d'affaires et que des investissements de plusieurs millions de dollars pourraient être annoncés à court terme, à Thurso et sur le territoire de la circonscription. Il n'a pas développé sur la nature de l'entreprise et du projet.

«Ils semblent très sérieux et ce serait annoncé dans un avenir rapproché. On parle de 2016 et pas d'un projet dans plusieurs années», avait-il indiqué au Droit.

Or, le maire de Thurso croit quant à lui que ces informations n'auraient pas dû être dévoilées au grand jour, alors que rien n'a encore été signé.

«Ce sont des représentants d'investisseurs que nous avons rencontrés et non l'investisseur lui-même. Je trouve que c'est tôt pour en parler. Quand on a de l'information, il faut mettre les gens de notre entourage au courant en premier. Mon conseil municipal n'était même pas au fait que la rencontre avait eu lieu», a mentionné le premier magistrat.

Réponse à la critique

L'attaché de presse de M. Iracà, Michel Pilotte, fait valoir que la nouvelle n'a rien de problématique.

«On n'a pas mentionné de quelle compagnie il s'agissait, ni même le secteur d'activités. Alexandre persiste et signe qu'on n'a rien divulgué d'important sauf que la région de la Petite-Nation intéresse des investisseurs», a-t-il dit, soulignant que le député souhaitait travailler «en toute transparence» avec la population.

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