Tension au conseil de Notre-Dame-de-la-Salette

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Jean-Daniel Boileau affirme qu'il lui est impossible de «remplir son devoir» tant que le maire actuel de Notre-Dame-de-la-Salette sera en poste.

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Le torchon brûle entre les murs de la mairie de Notre-Dame-de-la-Salette. Un conseiller municipal vient de démissionner de son poste, soulignant publiquement qu'il refusait de «cautionner une administration qu'il juge dysfonctionnelle».

Jean-Daniel Boileau a claqué la porte du conseil en évoquant les motifs de son départ dans une lettre publiée sur les réseaux sociaux, quelques jours avant Noël.

M. Boileau affirme qu'il lui est impossible de «remplir son devoir» tant que le maire actuel de Notre-Dame-de-la-Salette sera en poste. 

L'ancien conseiller reproche entre autres au premier magistrat Denis Légaré de travailler en «vase clos» et ne pas prendre en compte l'opinion des autres élus en ce qui concerne la gestion des affaires publiques. 

L'échevin démissionnaire déplore notamment la non-application des résolutions adoptées et le manque de suivi de la part du maire. «Depuis deux ans, la gestion de la municipalité pour les conseillers se résume à une rencontre préparatoire et une séance publique chaque mois et ça finit là. Il n'y a pas de débat», a-t-il affirmé.

Selon M. Boileau, un comité de finances et un comité de ressources humaines ont été mis sur pied au lendemain de l'élection de novembre 2013. Ces groupes de travail n'ont jamais siégé, déplore-t-il.

«J'ai déjà demandé à ce que le rôle des comités, de la directrice générale et du maire soient clarifiés. On l'a demandé par résolution et le maire a utilisé son veto pour bloquer le vote.»

Le principal concerné affirme par ailleurs que tous les employés municipaux ont quitté la barque depuis novembre 2013, pour diverses raisons. «Rien n'a été fait pour solidifier notre administration depuis deux ans», clame M. Boileau. Il espère que son départ aura des échos au sein de la population. «Mon souhait, c'est qu'il y ait un cri d'alarme qui soit donné aux citoyens de Notre-Dame-de-la-Salette. Il faut que les gens voient qu'il y a un problème.»

Le maire réplique

Le maire Légaré se défend de ne pas accorder suffisamment de latitude à ses échevins. Il avance que M. Boileau a toujours refusé de collaborer et dit ne pas comprendre les reproches qui lui sont adressés. 

«La table du conseil marche très bien, je peux vous en assurer. M. Boileau a toujours voté contre tous les projets apportés par moi. C'est facile à voir, il suffit de regarder les procès-verbaux auxquels il était présent. En plus, il rate souvent les assemblées du conseil», plaide le maire.

Quant aux employés qui ont quitté, il ne s'agit pas d'une situation qui date d'hier, soutient le premier magistrat. 

«Les problèmes de roulement durent depuis 20 ans à Notre-Dame-de-la-Salette et nous avons justement fait faire une analyse par une firme pour analyser la situation. Quand la firme est venue nous présenter son rapport, M. Boileau n'était même pas présent», dit M. Légaré.

«C'est plate qu'il quitte à la moitié de son mandat parce que ça va coûter de l'argent à la municipalité pour le remplacer», ajoute-t-il.

Une élection partielle pour combler le siège de conseiller laissé vacant sera organisée d'ici les quatre prochains mois au sein du village.

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