Une conseillère déboutée par la CMQ

«Un conseiller est libre de voter en faveur... (Courtoisie)

Agrandir

«Un conseiller est libre de voter en faveur ou contre une proposition soumise au conseil municipal. Il est également libre de critiquer ses décisions», peut-on lire dans le rapport de la CMQ.

Courtoisie

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Signe que l'harmonie est loin de régner au sein du conseil de Lochaber-Ouest, la municipalité se retrouve de nouveau sous les projecteurs. Cette fois, c'est une conseillère, Carol Lépine-Thompson, qui se voit déboutée par la Commission municipale du Québec (CMQ), à la suite d'une plainte en matière d'éthique et de déontologie déposée à l'endroit d'un collègue échevin, Pierre Renaud.

Dans une plainte déposée à la CMQ le 6 janvier dernier, Mme Lépine-Thompson accusait le conseiller Renaud d'avoir commis des manquements au Code d'éthique et de déontologie.

Dans sa requête, la plaignante reprochait entre autres à son comparse de travail de ne pas respecter ses collègues et les citoyens ainsi que de «perturber le caucus et les séances du conseil, de faire des discours pour expliquer les demandes de changement ou ses oppositions aux décisions du conseil, de demander que ses dissidences soient enregistrées dans les documents de la Ville, et de dire que les membres du conseil ne savent pas ce qu'ils font».

Elle reprochait de plus à M. Renaud de «questionner constamment le leadership du maire, de dénigrer et d'attaquer son intégrité et sa crédibilité», en plus d'être «habituellement seul à voter contre les règlements.»

Aucun manquement

Or, dans la décision rendue par la CMQ et dont LeDroit a obtenu copie, les juges administratifs Thierry Usclat et Martine Savard tranchent en faveur de M. Renaud et rejettent la demande d'enquête, décrétant que ce dernier n'a pas manqué à ses obligations en matière d'éthique et de déontologie.

Dans leur arrêt, les commissaires soutiennent que le conseiller Pierre Renaud n'a fait que son travail d'élu. «Un conseiller est libre de voter en faveur ou contre une proposition soumise au conseil municipal. Il est également libre de critiquer ses décisions», peut-on lire dans le rapport de la CMQ.

«De plus, et par la nature de leurs fonctions, les élus municipaux doivent s'attendre à ce que leur comportement soit examiné et critiqué», poursuit le document.

Dans un tout autre dossier, la Commission des relations du travail du Québec avait blâmé la municipalité de Lochaber-Ouest pour le harcèlement psychologique dont a été victime l'ancienne directrice générale, Chantal Dubé, qui a quitté ses fonctions à l'été 2013.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer