Des réfugiés syriens dans la Petite-Nation?

Un groupe de citoyens travaille actuellement à faire... (Yasin Akgul, Agence France-Presse)

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Un groupe de citoyens travaille actuellement à faire une demande de parrainage collectif pour les migrants syriens qui tentent d'échapper à la misère.

Yasin Akgul, Agence France-Presse

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La crise des réfugiés syriens trouve écho dans la Petite-Nation où un groupe de citoyens travaille actuellement à faire une demande de parrainage collectif pour les migrants qui tentent d'échapper à la misère.

L'instigatrice de l'initiative, Josée Madéia Cyr-Chalebois, une agricultrice et résidente de Saint-André-Avellin, soutient avoir reçu une vingtaine de courriels de citoyens de la région en faveur d'un tel projet. Dix personnes ont assisté mardi soir à une rencontre d'information sur le sujet qui s'est tenue au Marché public de Ripon.

Mme Cyr-Charlebois indique que le processus de demande en est à ses balbutiements mais que la réponse des gens est encourageante et que la mobilisation est bien réelle.

D'après le Programme de parrainage collectif du gouvernement du Québec, le groupe intéressé à parrainer doit être composé de deux à cinq personnes, d'une personne morale sans but lucratif ou d'un groupe composé d'un résidant du Québec et d'une personne morale sans but lucratif.

Critères contraignants

Le parrain doit surtout démontrer à coup sûr qu'il a les reins assez solides financièrement pour souscrire à la démarche. Les critères pour devenir admissible au parrainage sont contraignants, admet l'Avellinoise.

«On a besoin de plus d'information sur le processus et on compte vérifier auprès d'autres groupes qui sont plus avancés parce que ça semble administrativement lourd comme procédé», explique-t-elle.

Le regroupement de citoyens de la Petite-Nation compte entre autres demander de l'aide à l'organisme Accueil-Parrainage Outaouais. «On verra ensuite si des gens sont capables de s'engager financièrement et dans quelle mesure on peut aider», indique la dame.

Cette dernière croit que la campagne électorale actuellement en cours au pays pourrait servir de levier afin d'accélérer les demandes de parrainage collectif. «C'est vrai que ça peut prendre entre cinq et dix ans avant de pouvoir accueillir certaines personnes, mais je pense que nous sommes dans une crise en ce moment. Comme on est en campagne électorale, c'est avantageux pour les politiciens de faire bouger les choses.»

L'agricultrice affirme que son conjoint et elle ont eu cette idée l'hiver dernier. Le couple estime que la Petite-Nation, une région rurale et agricole, pourrait être un lieu idéal d'accueil pour les agriculteurs migrants de la Syrie qui ont vu leurs terres être ravagées par la sécheresse ces dernières années.

C'est toutefois la publication il y a quelques semaines de la photo du petit Syrien Alan Kurdi, 3 ans, mort échoué sur une plage de la Turquie, qui les a convaincus d'agir rapidement.

«De voir cette image d'un enfant quand tu en as un toi-même chez toi, tu te dis que ça pourrait être l'enfant de n'importe qui ou le tien. Surtout qu'il avait des liens avec quelqu'un au Canada qui voulait le parrainer, c'est d'autant plus fâcheux», dit Mme Cyr-Charlebois.

Les gens intéressés à prendre part au mouvement peuvent s'informer du projet sur la page Facebook du groupe ou écrire à josee.madeia@gmail.com.

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