Plan d'urbanisme contesté à Lac-Simon

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Le maire de Lac-Simon, Jacques Maillé

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Cinq des 16 projets de règlements visant à réformer le plan d'urbanisme de Lac-Simon n'ont pas passé le test de popularité auprès de la population.

Le conseil de Lac-Simon a dévoilé mercredi après-midi, lors d'une séance extraordinaire, les résultats des signatures de registres tenues mardi par l'administration.

Parmi les 16 règlements proposés par la municipalité au chapitre des changements de zonage, du lotissement et de la construction, cinq d'entre eux ont obtenu le nombre de signatures nécessaires afin d'obliger l'administration à tenir un référendum ou à annuler lesdits règlements.

Parmi les changements contestés, on retrouve entre autres celui qui aurait permis la construction de logements multiples dans la zone du Domaine des Pères Sainte-Croix et de la baie Groulx, de même que deux règlements visant à retirer les clauses dérogatoires du Domaine Dynastie et du Paradis du campeur afin de permettre à leur propriétaire respectif de développer leurs terrains en ajoutant certains usages récréotouristiques.

Registre ouvert le mardi

La conseillère Odette Hébert n'a pas mâché ses mots à la fin de la fin de la séance, mercredi, pour dénoncer la procédure utilisée par l'administration municipale dans le cadre de l'ouverture des registres.

Le choix du mardi comme date pour recevoir les signatures des résidents a suscité la controverse ces derniers jours, alors que l'Association des propriétaires du Lac-Simon (APLS), un regroupement de citoyens craignant les impacts environnementaux d'une éventuelle densification à Lac-Simon, a accusé la municipalité d'avoir voulu écarter le plus grand nombre de signataires possibles du processus. Au final, ce sont 120 résidents sur un total de 2363 qui ont apposé leur signature dans l'un ou l'autre des registres en question.

«Vous mettez l'ouverture des registres en pleine semaine, une seule journée, alors que les vacances sont terminées. Vous auriez très bien pu faire le registre au mois d'août ou un samedi», a pesté Mme Hébert, ajoutant qu'elle avait «honte» de l'attitude du conseil dans ce dossier. «Vous avez agi à la limite de la légalité», a-t-elle affirmé.

Le maire Jacques Maillé a assuré aux médias présents après la rencontre publique n'avoir reçu qu'une seule plainte quant au choix de la date. Celle-ci venait du président de l'Association des propriétaires du Lac-Simon, a-t-il précisé.

«Nous avons un comité de développement économique et durable et nous avons aussi un CCU. Nos règlements sont très bien adaptés pour permettre aux gens de développer d'une façon environnementale et en respectant la réglementation», a-t-il assuré.

De son côté, l'échevin Michel Lavigne a rappelé l'importance d'assouplir la réglementation en matière d'urbanisme et de lotissement à Lac-Simon. «Nous étions en train de perdre notre économie, a-t-il dit en référence au plan d'urbanisme élaboré en 2012. Nos commerces ne fonctionnaient plus. C'est ce que ce plan est venu corriger.»

Les élus ont reporté à la séance du 2 octobre le choix de la date d'un possible référendum.

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