Les trains touristiques n'ont plus la cote, dit Montreuil

Luc Montreuil... (Archives, LeDroit)

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Luc Montreuil

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Alors que les appuis en faveur d'un trajet Masson-Montebello pour relancer le train à vapeur semblent graduellement perdre du terrain, l'ancien échevin du district Masson-Angers à Gatineau, Luc Montreuil, estime que c'est la genèse même du projet qui devrait faire l'objet d'un débat bien plus que le choix du parcours.

Invité à réagir au dossier de «p'tit train», M. Montreuil a affirmé sans détour au Droit qu'il n'aimerait pas être dans les souliers des promoteurs pour faire aboutir le projet. « Les gens peuvent s'essayer, mais j'ai mes doutes et je leur souhaite bonne chance », a-t-il indiqué.

L'ex-conseiller, qui a été impliqué en politique municipale de 1993 à 2013, avant d'être défait par Marc Carrière aux dernières élections municipales, émet de sérieuses réserves quant à la viabilité du projet de relance du train touristique, même si l'étude de marché à cet effet tend à démontrer la rentabilité de l'icône à court terme.

Il dit avoir voyagé beaucoup ces derniers mois au Canada et aux États-Unis et avoir effectué de la recherche sur les différents trains touristiques en Amérique du Nord et ce type d'attrait ne roule pas sur l'or, soutient M. Montreuil.

«On peut essayer de faire des calculs et de changer les chiffres pour convaincre que c'est rentable et viable, mais quand je regarde ailleurs, les autres trains, ça ne marche pas fort. [...] Tu prends par exemple le train touristique de Charlevoix qui a beaucoup à offrir, ils ont réduit considérablement le nombre de trajets. Ils ont de la difficulté en ce moment et ça ne fonctionne pas à plein régime», affirme M. Montreuil.

L'ancien élu demeure perplexe face à un départ de Masson-Angers, surtout parce qu'il soutient que la portion du secteur de Masson où se trouve la vieille gare est dévitalisée.

«Tu ne peux pas prendre le train et l'amener une heure et demie à un endroit et virer de côté et le ramener pour une autre heure et demie. Il faut que tu aies quelque chose d'intéressant au niveau de la destination. Probablement qu'à Montebello, ils ont pensé à ça, mais comment t'amènes les gens de Gatineau et d'Ottawa à Masson? On n'a jamais développé Masson depuis la fusion, c'est toujours Buckingham qui a tout tiré pour eux», plaide l'ancien conseiller.

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