Dernière floraison pour les Jardins d'Emmarocalles

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Après un peu moins de 10 ans d'activité, les Jardins d'Emmarocalles fermeront leur portes.

Courtoisie, Christiane Latour

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Une des fleurs de l'industrie touristique de l'Outaouais disparaîtra bientôt. Après un peu moins de 10 ans d'activité, les Jardins d'Emmarocalles fermeront leur portes.

Les propriétaires Michel Tardif et Mireille Albert ont confirmé la triste nouvelle samedi matin.

Les activités des jardins publics cesseront le 12 août. La pépinière, de son côté, sera en opération jusqu'au 23 août.

«Il est temps pour nous de passer à autre chose, d'avoir du temps pour s'occuper de nous, de la famille et des amis», a expliqué M. Tardif lorsque joint par LeDroit. «Moi et ma femme, on est rendus à un certain âge. À 63 ans, on ne rajeunit pas!»

Trouver de la main-d'oeuvre pour prendre la relève est difficile, raconte-t-il. «Les jeunes, ils préfèrent travailler dans les grandes surfaces.»

Loin de battre de l'aile, l'entreprise a été quelque peu victime de son succès, explique le passionné d'horticulture. «Au contraire, ça marchait très très bien!»

Situés à Ripon, les Jardins d'Emmarocalles attirent de nombreux visiteurs originaires de la région, mais aussi de Montréal, Québec et Toronto. «Justement, les jardins ont pris tellement d'ampleur que, avec la santé de ma conjointe, ça devenait de plus en plus dur de tout faire fonctionner seul», raconte M. Tardif.

Vite devenus une véritable attraction touristique, les jardins ont déjà récolté plusieurs honneurs aux Grands Prix du tourisme de l'Outaouais.

De l'espoir pour l'avenir

Ce sera la fin d'une époque, mais pas la fin des Jardins d'Emmarocalles, espère le propriétaire de l'endroit.

«L'entreprise va continuer d'exister même si moi et ma femme changerons d'endroit. Il n'y aura plus de jardins à visiter, mais la vente de plantes va continuer. [...] La pépinière des Jardins d'Emmarocalles va survivre.»

Pour ce qui est des jardins publics, l'homme parle d'«une pause d'un an, au moins», le temps de tâter le terrain à la recherche de successeurs éventuels.

En attendant, les Jardins d'Emmarocalles préparent leur chant du cygne. Le jour de la fermeture, «les hémérocalles seront à leur meilleur», affirme M. Tardif.

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