Solidarité sans frontière

Seule une partie du porche de l'église n'a... (Julien Paquette, LeDroit)

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Seule une partie du porche de l'église n'a pas été ravagée par les flammes, la semaine dernière.

Julien Paquette, LeDroit

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S'il n'y avait qu'un mot pour décrire la réaction des Saint-Sixtois après l'incendie de leur église, «solidarité» serait très certainement un digne candidat.

Le lieu de culte de ce village de la Petite-Nation a été presque complètement détruit par les flammes, lundi dernier. Comme une prémonition -ou peut-être une commande divine, -, seule une partie du porche avant a été épargné. Sur cette section du bâtiment demeure l'affiche indiquant simplement: «Messe, samedi16h.»

C'est ce qu'on fait les résidents de Saint-Sixte, samedi à 16h. Ils se sont rassemblés dans la petite salle municipale et ont assisté à une messe livrée par l'archevêque de Gatineau, Paul-André Durocher.

L'endroit accueille tout au plus une centaine de personnes; il était bondé pour l'occasion. Des gens sont restés debout, à l'extérieur, tout au long de la cérémonie.

MgrDurocher a voulu insister sur un message bien important: tout le monde s'en est sorti vivant et qu'il ne faut pas laisser la tragédie devenir un fardeau. Il a invité les Saint-Sixtois à se relever et à tirer du bien de cette situation.

LE SENS COMMUNAUTAIRE

Et du bien, il y en a à tirer, selon le maire de Saint-Sixte, André Bélisle. Que du bon, en fait, affirme-t-il.

«Il y a beaucoup de comités divers qui se sont formés, ç'a réveillé un sens communautaire», explique M. Bélisle.

Parmi ces comités, le groupe mené par la nièce du maire, Charlène Raby, qui souhaite amasser des fonds pour contribuer à la reconstruction de l'église. Samedi prochain, la petite équipe de bénévoles planifie une journée d'activités à Saint-Sixte pour entamer les efforts de levées de fonds.

Un autre groupe s'organise pour compenser la perte des archives de la municipalité dans l'incendie, en promettant de fouiller les archives régionales et d'interroger les doyens du village pour recueillir leurs souvenirs.

La solidarité est palpable, et le curé de la paroisse, Ronald Beaulne, est à même de le constater. En entrevue avec LeDroit, il expliquait justement à quel point tout le monde voulait faire sa part pour rebâtir l'église lorsqu'un villageois s'est approché pour offrir son aide pour nettoyer les débris. «Voyez ce que je vous disais», a alors lancé le religieux d'un air ravi.

Le père Beaulne doit rencontrer les assureurs de la paroisse cette semaine, ce qui permettra d'en savoir plus sur l'avenir de l'église. Mais selon lui, si elle renaît de ses cendres, ce sera en grande partie à cause de cette solidarité. «Si des gens s'offrent de nettoyer les débris, c'est déjà de grandes économies pour nous», affirme le curé.

L'aide viendra principalement des Saint-Sixtois, certes. Mais si on se fie à la messe de samedi après-midi, les frontières de cette solidarité sont bien plus vastes que celles de cette petite municipalité. Des gens sont venus d'Aylmer, de Buckingham, de Ripon et de Saint-André-Avellin pour offrir leur soutien.

Jpaquette@ledroit.com

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