Saint-Sixte tente de panser ses plaies

Un large pan de l'histoire de Saint-Sixte s'est... (Julien Paquette, Archives LeDroit)

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Un large pan de l'histoire de Saint-Sixte s'est envolé lundi soir.

Julien Paquette, Archives LeDroit

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Au lendemain de l'incendie dévastateur qui a ravagé l'église de Saint-Sixte ainsi qu'une résidence adjacente à celle-ci, l'heure était au recueillement et au nettoyage dans la municipalité de la Petite-Nation, mardi.

Plusieurs citoyens stupéfaits étaient présents très tôt mardi matin sur le terrain qui abrite désormais que des débris et des cendres. Des pompiers s'affairaient encore en fin de journée à nettoyer la scène. L'histoire de cette petite localité située au nord de Thurso a fait le tour de l'Outaouais.

« Il s'agit d'un jour bien sombre pour ce magnifique village de la Petite-Nation. En fait, l'église centenaire constituait sans contredit le bâtiment le plus important du village. De plus, c'était son phare, puisque l'on pouvait voir de loin la petite église blanche érigée fièrement sur un promontoire », a notamment écrit dans une lettre ouverte le président de la Société d'histoire de l'Outaouais et archiviste en chef de l'Université d'Ottawa, Michel Prévost.

>>> Vous pouvez lire la chronique de Denis Gratton en cliquant ici

Le premier magistrat de Saint-Sixte, André Bélisle, avait encore de la difficulté à croire que le monument bâti entre 1886 et 1895, devenu à travers les années le « symbole » du village, était disparu en fumée. « C'est difficile pour les gens de Saint-Sixte. Aujourd'hui, on fait le deuil », a-t-il commenté.

Même si une majorité d'églises souffrent depuis déjà plusieurs années d'un manque d'achalandage, ce n'était pas le cas de celle de Saint-Sixte. Le taux de participation y était encore très bon, selon le maire Bélisle. Ce dernier soutient qu'il est encore trop tôt pour parler d'une éventuelle reconstruction. La communauté de 500 âmes devra toutefois être consultée sur le sujet, a-t-il dit.

« Nous ne sommes pas fermés à l'idée que ça prend une place de rassemblement, mais ça va dépendre du besoin. Il y a plusieurs enterrements et mariages qui se faisaient ici. C'était une belle petite église prisée qui faisait le bonheur de tout le monde. Il faudra voir ce que la population souhaite », a-t-il mentionné, soulignant au passage qu'un référendum pourrait éventuellement être organisé par la municipalité afin de voir l'intérêt de reconstruire un nouvel édifice.

Quant aux archives de la municipalité qui étaient entreposées derrière l'ancienne sacristie, elles ont bel et bien été détruites en majorité, a confirmé le maire. « C'est dommage parce que nous avons acheté un bâtiment il y a un mois. On devait y déménager notre bureau municipal et mettre nos archives en sécurité dans une voûte. On vient de perdre les 100 dernières années [d'histoire]. »

Par ailleurs, les circonstances entourant l'incendie demeurent encore inconnues pour le moment. En raison de l'ampleur des dégâts, les services de sécurité incendie impliqués dans l'opération ont fait appel à la Sûreté du Québec pour enquêter sur les causes du brasier. Les autorités soutiennent que plusieurs jours pourraient être nécessaires avant que des résultats soient divulgués.

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