Kenauk s'ouvre aux chercheurs

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Institut Kenauk permettra d'effectuer un recensement de la biodiversité et de protéger la propriété sur un horizon de 100 ans.

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Un centre de recherche écologique et d'écotourisme verra le jour au sein du domaine Kenauk, cette immense réserve naturelle privée de 265 kilomètres carrés située à quelques pas de Montebello.

Kenauk Nature, l'organisme qui a fait l'acquisition auprès d'Oxford Properties de la vaste forêt en décembre 2013, au coût de 43,7 millions$, a confirmé hier que ce nouveau projet, baptisé Institut Kenauk, allait permettre d'effectuer un recensement de la biodiversité et de protéger la propriété sur un horizon de 100 ans.

Le nouvel outil scientifique, élaboré conjointement avec Conservation de la Nature Canada, servira également d'observatoire des changements climatiques et des impacts de l'activité humaine sur l'environnement.

Selon le père de ce nouveau centre, le chef de la direction financière de Google et copropriétaire de la forêt privée, Patrick Pichette, l'Institut Kenauk prendra la forme d'un «village de chercheurs» et sera le gestionnaire, en collaboration avec le milieu universitaire, de multiples projets d'ordre scientifique. À l'exception de coupes sélectives qui ont été effectuées au fil des ans sur son territoire, le domaine de 65000 acres est demeuré à l'abri de l'empreinte humaine depuis les derniers centenaires, rappelle M. Pichette. Cette caractéristique fait saliver le milieu scientifique, aux dires du gestionnaire.

«C'est un territoire écologique absolument unique. La réserve a des attributs exceptionnels et représente un bassin hydrologique presque complet. C'est un endroit qui possède une faune et une flore unique. Toutes les universités sont venues cogner à notre porte pour faire de la recherche.»

Érables noirs

Un premier projet pilote portant sur la population d'érables noirs présente sur la réserve sera réalisé cet été, en collaboration avec l'Université McGill. L'exercice permettra de dresser un inventaire de cette essence d'arbres actuellement menacée dans la Belle Province.

«Nous avons une forêt d'érables noirs qui est très convoitée par le gouvernement. Il s'agit probablement de la seule forêt d'érables noirs indigènes qui reste au Québec», précise M. Pichette.

D'autres collaborations sont entre autres prévues à court terme avec l'Université Carleton, le Centre d'enseignement et de recherche en foresterie de Sainte-Foy et l'Institut des sciences de la forêt tempérée de l'Université du Québec en Outaouais.

Des volets éducatif et récréotouristique font aussi partie du projet.

L'Institut Kenauk prévoit éventuellement ouvrir ses portes aux écoles primaires et secondaires de la région de l'Outaouais qui pourront y faire des visites scolaires. Des activités de plein air devraient aussi se greffer à l'offre de services de la pourvoirie.

«On devra faire un plan d'affaires écotourisme pour rentabiliser l'endroit tout en assurant sa pérennité pour les générations futures. Notre objectif n'est pas très compliqué, on veut que dans 100 ans ou 150 ans, nos petits-enfants et nos arrière-petits-enfants puissent profiter de toute la beauté de Kenauk comme on le fait aujourd'hui au rythme de la nature», explique Patrick Pichette.

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