«L'Outaouais doit être reconnue», dit Paulette Lalande

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La mairesse de Plaisance et préfète de la MRC Papineau, Paulette Lalande.

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À l'aube du Grand Rendez-vous des régions qui se déroulera mercredi au Centre des congrès de Québec, la préfète de la MRC Papineau, présidente de la Conférence régionale des élus de l'Outaouais et mairesse de Plaisance, Paulette Lalande, dresse sans grande surprise un bilan plutôt sombre de l'année qui vient de passer au chapitre de la gouvernance régionale.

La disparition des conférences régionales des élus, des centres locaux de développement et des forums jeunesse et le changement de vocation des Carrefours jeunesse emploi, pour ne nommer que ces mesures, vont inévitablement laisser des séquelles en Outaouais, déplore Mme Lalande.

«Tout ce qu'on nous a enlevé, ça fait mal. Présentement, tout le monde se cherche et on essaie de trouver comment on va survivre. En très peu de temps, on nous a enlevé tout ce qui faisait notre force. Toute l'expertise qu'on a bâtie ces dernières années avec la concertation, on nous l'enlève», lance d'emblée Mme Lalande, à propos de l'abolition de ces instances de développement local et régional.

La région «abandonnée»

Grande apôtre du milieu rural et du développement régional, Paulette Lalande débarquera au rassemblement de demain avec une idée bien claire en tête: faire avancer la cause de l'Outaouais «régionale» à l'échelle provinciale. C'est d'ailleurs selon elle le message concerté qui sera transmis par les représentants de la région outaouaise durant le colloque qui doit rassembler près de 400 délégués en provenance des différentes municipalités régionales de comtés de la Belle Province.

«Ce qu'on constate, c'est que l'Outaouais est encore abandonnée. Même si nous avons des statuts particuliers en santé et en éducation, on a encore de la difficulté à trouver à quel niveau ces statuts particuliers nous aident vraiment. On se retrouve toujours au bas de la liste», affirme Mme Lalande.

«La chose dont on a besoin, c'est que l'Outaouais soit considérée également comme toutes les régions du Québec. Tout comme la Gaspésie par exemple, nous sommes éloignés. Quand on compare les deux, la Gaspésie a pourtant beaucoup plus de programmes au niveau de la santé, de l'éducation et même de la forêt», ajoute-t-elle, rappelant au passage que la région compte dans ses rangs la MRC la plus pauvre à l'échelle nationale, celle de Pontiac.

Si telle est la situation, l'Outaouais est-elle prise pour acquis par la députation libérale? «J'espère que non. Je pense surtout que nous avons cinq députés libéraux qui font partie d'un gouvernement qui a des orientations bien spécifiques. Ils doivent suivre ce que le gouvernement dit et ils doivent être confrontés régulièrement, j'imagine», répond Mme Lalande, qui ne s'était pas gênée à l'automne dernier pour lancer quelques flèches bien senties à l'égard du Parti libéral du Québec, la formation politique qu'elle a toujours appuyée.

«Une fois que j'ai dit ce que j'avais à dire, il faut que je travaille avec ce gouvernement jusqu'à la fin de mon mandat en 2017, je n'ai pas le choix», dit-elle aujourd'hui à propos de ce mécontentement qu'elle avait exprimé sur la place publique.

Cette dernière souhaite maintenant que le gouvernement comprendra le message à l'issue du Grand Rendez-vous des régions qui doit servir de point de départ pour les bases de la négociation avec le gouvernement, notamment pour le prochain le Pacte fiscal.

«Il faut qu'on se souvienne que le Québec est fait de régions et non pas seulement de villes. On doit leur apporter autant d'attention qu'au monde urbain, ce n'est pas plus compliqué que ça. C'est ça le message qu'on s'en va lancer au gouvernement.»

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