Maison en décrépitude: L'Ange-Gardien prend les grands moyens

Selon le maire Robert Goulet, les immeubles concernés... (Benoit Sabourin, LeDroit)

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Selon le maire Robert Goulet, les immeubles concernés représentent un risque pour la sécurité publique.

Benoit Sabourin, LeDroit

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La municipalité de L'Ange-Gardien prend les grands moyens afin de forcer le propriétaire d'une maison en décrépitude et abandonnée depuis quelques années à procéder à la rénovation ou à la démolition de celle-ci.

Les élus angelois viennent de mandater leurs avocats afin de déposer une requête à la cour dans le but de forcer le propriétaire du 243, chemin Belter, à procéder à la réparation ou à la démolition des bâtiments qui se trouvent sur son terrain.

La maison ciblée par la municipalité est située à l'extrémité du chemin Belter, tout juste à côté de l'autoroute 50. Une vieille grange délabrée et deux remises en mauvais états sont également aménagées sur le terrain en question.

Selon le maire de L'Ange-Gardien, Robert Goulet, les immeubles concernés représentent un risque pour la sécurité publique. «Il n'y a plus personne qui reste là depuis trois ou quatre ans et c'est devenu un endroit où les jeunes vont jouer régulièrement. C'est un danger public. C'est en train de tomber», indique le premier magistrat.

Plusieurs fois avisé

Celui-ci soutient que le propriétaire a été avisé à plusieurs reprises ces derniers mois qu'il devait apporter des correctifs à ses immeubles. L'administration de L'Ange-Gardien a notamment dépêché un inspecteur sur les lieux pour évaluer le dossier. Le toit et la structure de la résidence sont particulièrement fragiles, alors que la façade est sur le point de s'effondrer.

«Nous avons fait parvenir des correspondances à la personne pour lui faire part de notre point de vue, mais aucune action n'a été prise. Ça ne nous donne pas le choix d'aller un peu plus loin et d'aller devant le tribunal. Il faudra que ça se fasse rapidement parce que ça constitue un danger pour la population», affirme M. Goulet.

La procédure pourrait coûter quelques centaines de dollars à la municipalité, estime le maire. Il ne s'attend pas à ce que le dossier s'éternise devant les tribunaux. «Ce ne sont pas des montants exorbitants, c'est juste une action judiciaire. Quand les gens ne répondent pas à nos demandes et qu'il s'agit de la sécurité publique, nous n'avons pas le choix d'investir.»

M. Goulet soutient que ce type de dossier est plutôt rare à L'Ange-Gardien. Depuis son élection à titre de maire en 2009, il n'a vu ce genre de situation qu'à deux reprises. La municipalité met un programme de subventions pour l'entretien des résidences à la disposition de ses citoyens, rappelle-t-il.

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