Les résidents de la Presqu'île de Plaisance sonnent la charge

La mairesse de Plaisance et préfète, Paulette Lalande,... (Étienne Ranger, archives LeDroit)

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La mairesse de Plaisance et préfète, Paulette Lalande, affirme que la question relève de l'autorité de la municipalité et non de la MRC.

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Les résidents de la Presqu'île de Plaisance, qui s'opposent à l'adoption future du nouveau schéma d'aménagement de la MRC Papineau, n'ont pas réussi à convaincre le gouvernement régional de faire marche arrière, mercredi soir, lorsqu'ils ont déposé une pétition noircie de 87 signatures en pleine séance du conseil des maires.

Une quinzaine de personnes se sont présentées à Papineauville afin de venir faire part de leur opposition face au nouveau schéma d'aménagement qui sera finalement entériné en mars par la MRC. Celui-ci prévoit que le côté nord du chemin de la Grande Presqu'île, à Plaisance, puisse être dézoné sur une distance de près de cinq kilomètres afin de passer de zone agricole à résidentielle.

Le groupe de résidents soutient que l'entrée en scène du nouveau schéma ouvrira la porte à du développement immobilier massif sur les berges de la rivière des Outaouais. Les contestataires allèguent que cela mettrait en péril l'environnement naturel déjà fragile de ce secteur qui se trouve aux limites du Parc national de Plaisance, en plus de nuire à la quiétude des lieux.

« Trop tard »

La mairesse de Plaisance et préfète, Paulette Lalande, affirme que la question relève de l'autorité de la municipalité et non de la MRC. Selon elle, le débat est clos depuis 2011 à ce sujet et il n'est pas question de revenir à l'arrière. Elle réitère qu'il s'agit seulement d'une inscription au schéma et que cela n'occasionne pas automatique un dézonage puisque c'est la Commission de protection du territoire agricole qui doit donner son aval à toute demande du genre. « Quatre-vingt-sept sur 1137 personnes dans Plaisance, ça ne fait pas le poids », a-t-elle souligné, à propos de la pétition. « Le schéma d'aménagement, ça s'applique à tout le monde dans la municipalité, donc c'est tout le monde qui a le droit de se prononcer sur ça. Il est trop tard. La décision a été prise par le conseil et on ne reviendra pas en arrière », a vivement réagi Mme Lalande, visiblement agacée par le sujet.

De leur côté, les citoyens concernés n'ont pas l'intention de baisser les bras. Ils prévoient débarquer à la séance du conseil de Plaisance, lundi soir, pour venir présenter leur pétition aux autres échevins de la municipalité.

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