Lac-Simon: une fête de Noël aux frais des contribuables dérange

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Le maire Jacques Maillé admet que le modèle devra être révisé.

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Une conseillère de Lac-Simon, Odette Hébert, demande que la formule de financement du party de Noël des employés de la municipalité soit revue de fond en comble, alors que l'activité organisée le 13 décembre dernier au Club de golf Héritage de Notre-Dame-de-la-Paix a coûté 3500 $ aux contribuables.

Dans une résolution déposée lors de la séance du conseil de janvier, Mme Hébert a demandé à ses collègues que «la municipalité cesse de dépenser l'argent des contribuables pour payer les activités de réjouissances de la période des fêtes pour ses employés et membres du conseil». L'élue suggère plutôt que les participants présents à la fête paient eux-mêmes la note. Sa proposition a été refusée à quatre contre deux.

La formule en vigueur à Lac-Simon prévoit que le budget octroyé par la municipalité serve à payer le repas et la soirée de festivités pour le personnel et leur conjoint ou conjointe. Les personnes qui accompagnent les élus doivent quant à elles débourser leur part. L'administration de Lac-Simon compte au total une quarantaine d'employés, parmi lesquels salariés réguliers et saisonniers se mêlent aux pompiers volontaires.

«Ça ne se fait plus dans les fonctions publiques des partys d'employés comme ça. Je trouve que c'est un manque d'éthique parce que c'est l'argent des contribuables qu'on gère et cet argent est supposé de servir à l'ensemble de la communauté», a affirmé Mme Hébert au Droit pour justifier sa position. Celle-ci n'a pas participé à l'activité cette année.

Le maire de Lac-Simon, Jacques Maillé, admet que le modèle devra être révisé. Si le conseil n'a pas entériné la résolution proposée par Mme Hébert, vendredi dernier, c'est parce que les échevins n'ont pas été en mesure de prendre connaissance de la proposition avant le vote.

«Nous avons l'intention de regarder ce qu'on peut changer pour l'an prochain, mais ça prend une reconnaissance de nos employés. On leur demande beaucoup de choses pendant l'année et c'est important de les remercier. Mais c'est sûr que ce sera moins cher l'an prochain», souligne-t-il.

Des pratiques qui varient

Après vérifications auprès d'autres municipalités environnantes de la région, il semble que les pratiques en matière de «partys de Noël» varient d'un endroit à l'autre.

Par exemple, l'administration de Saint-André-Avellin s'est accordé un budget d'environ 1 400 $ pour son dernier rassemblement des Fêtes. Les conjoints ont toutefois dû payer leur facture.

À Montpellier, c'est une enveloppe de 200 $ qui est accordée annuellement. Les employés s'organisent entre eux et les élus ne participent pas au rassemblement. «Les employés ne veulent pas faire payer de grosse note aux citoyens. On vient juste combler quelques petites dépenses, mais c'est tout», résume le maire Stéphane Séguin.

De son côté, la Ville de Thurso ne tient plus de fête du genre depuis 2009. «C'est le côté éthique de la chose. On gère une municipalité et non une entreprise privée», fait valoir le maire Benoît Lauzon.

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