Développement immobilier non grata à Plaisance

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La mairesse de Plaisance, Paulette Lalande, se fait rassurante et soutient qu'il s'agit seulement d'une inscription au schéma qui pourrait représenter au final une vingtaine de nouvelles maisons tout au plus le long des berges de la rivière.

MARTIN ROY, Archives LeDroit

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Un groupe de résidents des presqu'îles, à Plaisance, redoute que l'adoption du nouveau schéma d'aménagement de la MRC Papineau prévue en février vienne ouvrir la porte à du développement immobilier massif dans leur secteur.

Le nouveau schéma d'aménagement qui doit être entériné par la MRC prévoit que le côté nord du chemin de la Grande Presqu'île puisse être dézonée sur une distance de quelques kilomètres afin de passer de zone agricole à résidentielle, une option qui était jusqu'à ce jour inexistante mais qui se retrouve dans les cartons de l'administration de Plaisance depuis déjà quelques années.

En 2011, un groupe de résidents avait déjà fait parvenir une pétition d'une quarantaine de noms aux élus du village à ce sujet, prétextant qu'un tel projet mettrait en péril l'environnement naturel déjà fragile de ce secteur qui frôle les limites du Parc national de Plaisance. L'arrivée de nouvelles constructions nuirait également à la quiétude des lieux avec l'augmentation de la pollution lumineuse et sonore.

Alors que le processus de consultations publiques est terminé depuis quelques mois et que le schéma est sur le point d'être adopté, Chantal Aubry, l'une des représentants du Comité protégeons la Presqu'île, persiste et signe. « Au niveau environnemental, nous avons des espèces rares et ça peut être très dommageable. S'il y a trop de gens, ça va dénaturer l'endroit. On ne veut pas ça », affirme-t-elle.

Dézoner la Presqu'île entraînerait la dégradation des berges de la rivière des Outaouais et la disparition des milieux humides, selon le groupe réfractaire au projet. « Nous avons plein de milieux humides qui ne sont pas répertoriés », note Mme Aubry.

Aux côtés de quelques autres protestataires, cette dernière a assisté en juillet à la consultation publique organisée par la Commission d'aménagement et des ressources naturelles de la MRC Papineau. Elle déplore toutefois que leurs commentaires n'aient pas été pris en compte.

La mairesse de Plaisance, Paulette Lalande, se fait rassurante et soutient qu'il s'agit seulement d'une inscription au schéma qui pourrait représenter au final une vingtaine de nouvelles maisons tout au plus le long des berges de la rivière. Quant à la vocation agricole de la zone concernée, elle affirme que les terrains situés entre la frange nord du chemin de la Grande Presqu'île et la rivière des Outaouais sont peu propices à l'agriculture en raison de leur proximité avec le cours d'eau.

« Le principe était seulement de l'inscrire au schéma d'aménagement au cas où un jour il y ait quelqu'un qui voudrait développer. On veut que notre municipalité se développe et il y a beaucoup de demandes pour des maisons près de l'eau. Mais ça ne veut pas dire qu'il va y avoir des gens qui vont venir. Il y a tout un processus à suivre avant qu'il y ait de la construction », souligne Mme Lalande.

Le groupe de protestataires n'écarte pas la possibilité de faire appel au ministère des Affaires municipales.

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