Des maires craignent pour le surplus de leur municipalité

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Des maires de la MRC Papineau craignent que le gouvernement Couillard vienne piger dans les surplus de leur municipalité.

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Alors que la période de préparation des budgets 2015 bat son plein et que les mesures d'austérité du gouvernement Couillard continuent de faire réagir un peu partout sur la sphère provinciale, certaines administrations municipales de la MRC Papineau craignent de voir leur surplus passer au tordeur au cours des prochains mois.

Lors de la plus récente séance du conseil des maires tenue la semaine dernière à Papineauville, des premiers magistrats ont exprimé publiquement leur crainte de voir le gouvernement provincial venir «jouer» dans la gestion des surplus municipaux.

Au début novembre, le premier ministre du Québec, Philippe Couillard, a indiqué qu'il exigerait des comptes aux municipalités qui décideraient de hausser leurs taxes afin de limiter les impacts du nouveau pacte fiscal qui se chiffre par une perte de 300 millions$ pour la prochaine année. Certains élus de la scène municipale ont pris cet avertissement au pied de la lettre et redoutent que le gouvernement aille plus loin dans sa démarche.

Options à l'étude

Le maire de Montpellier, Stéphane Séguin, soutient que son conseil étudie toutes les options afin de protéger le surplus cumulé de la municipalité. La possibilité de transférer l'excédent vers un fonds de roulement est actuellement à l'étude. «Présentement, on regarde avec le comptable comment ça se peut se faire. Il faut voir les balises, les normes et les lois», a-t-il indiqué au Droit, soulignant que la démarche était au stade embryonnaire.

M. Séguin estime qu'il vaut mieux prévenir que guérir. «Nous allons tout faire pour protéger nos surplus. On doit être sur nos gardes. Nous sommes tous sur le qui-vive et nous avons tous une crainte face à ce que le premier ministre a dit. De la manière où ça va, on se pose de sérieuses questions et on regarde ce qui peut être fait», a-t-il mentionné.

Le son de cloche est similaire à Notre-Dame-de-la-Paix, municipalité de quelque 800 âmes qui dispose d'un surplus cumulé d'environ 100000$ et qui devrait opérer un budget d'environ 950000$ pour 2015. Selon le maire Daniel Bock, il n'y a pas de fumée sans feu et différentes mesures sont analysées en ce moment pour protéger ce «bas de laine».

«On ne connaît pas le scénario. En période de crise, le gouvernement peut faire ce qu'il veut», clame M. Bock.

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