Auberge Petite-Nation: la mairesse espère un miracle

L'Auberge Petite-Nation fait face à une dette totale... (Benoit Sabourin, LeDroit)

Agrandir

L'Auberge Petite-Nation fait face à une dette totale frôlant les 670 000$.

Benoit Sabourin, LeDroit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Sur le même thème

Les problèmes financiers de l'Auberge Petite-Nation inquiètent la mairesse de Saint-André-Avellin, Thérèse Whissell.

«J'espère un miracle. C'est important pour le milieu.»

Mme Whissell a réagi vendredi au dossier de l'Auberge Petite-Nation. Le conseil d'administration de l'organisme a annoncé jeudi soir que l'endroit serait placé dès lundi sous la protection de la Loi sur la faillite et l'insolvabilité. À partir de ce moment, le c.a. disposera de 30 jours pour effectuer une révision de ses états financiers. Par l'entremise d'un avis de proposition concordataire, la coopérative tentera de trouver un scénario rentable afin de convaincre ses créanciers de lui donner une chance de survie. Autrement, ce sera la fermeture définitive des portes.

Avec une dette totale frôlant les 670 000$, l'Auberge Petite-Nation fait face à un manque à gagner à court terme de 70 000$ pour l'année en cours.

«C'est une douche froide pour Saint-André-Avellin et pour la région. Nous n'avons pas de places pour loger les gens. L'Auberge avait des places d'hébergement. Nous allons loger notre monde à quel endroit? [...] Au niveau culturel, il y avait des spectacles. C'était un lieu de rassemblement pour les gens», déplore la mairesse Whissell, qui a frais en mémoire la fermeture du Théâtre des Quatre Soeurs en 2011. L'immeuble, acheté plus tôt cette année par la municipalité au coût symbolique de 1$, doit être rasé prochainement.

La municipalité de Saint-André-Avellin s'était engagée pour les cinq premières années d'opération de la coopérative de solidarité à offrir une subvention de 5000$ annuellement, rappelle la mairesse. La municipalité avait fait savoir au c.a. de l'organisme qu'elle continuerait à verser cette somme au moins pour 2015 puisque la situation financière était fragile.

Mme Whissell indique que les élus traiteront du sujet au cours des prochaines réunions de travail prévues en début de semaine. Considérant la conjoncture économique, elle ne voit toutefois pas comment Saint-André-Avellin pourrait contribuer davantage.

Situation «dramatique»

La préfète de la MRC de Papineau, Paulette Lalande, qualifie quant à elle de «dramatique» la situation et assure que les élus de la Municipalité régionale de comté se pencheront sur le dossier. 

«Je souhaite profondément qu'on trouve ensemble une solution pour le garder. C'est essentiel pour chez nous, autant pour le culturel que pour le rassemblement de nos gens», a-t-elle indiqué. 

Le prochain appel de projets pour le Pacte rural aura lieu en janvier et la question de la survie de ce dernier «bastion culturel» du territoire de Papineau sera abordée, même s'il pourrait être à ce moment trop tard pour sauver les meubles, a laissé entendre Mme Lalande. La fermeture coup sur coup du Théâtre des Quatre Soeurs et de Diffusion Petite-Nation est un signe que l'Outaouais requiert un «statut particulier» dans tous les domaines, soutient la préfète. 

«L'Outaouais n'a jamais eu notre dû. On doit décréter un statut particulier.»

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer