VTT à Ripon: des résidents réclament une consultation publique

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«Cette activité a sa raison d'être, mais ce n'est pas comme faire du ski de fond. C'est un peu plus bruyant. On veut seulement que ce soit balisé, que le dossier soit plus transparent», affirme une résidente au sujet des VTT.

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La hache de guerre n'est visiblement pas enterrée entre les amateurs de véhicules tout-terrain (VTT) et les résidents de Ripon. L'arrivée prochaine d'un sentier du Club Quad Petite-Nation dans la municipalité risque de nuire à la sécurité, la quiétude et l'environnement, craignent des citoyens.

En juillet dernier, la municipalité de Ripon a adopté une résolution autorisant les quelque 1000 membres du Club Quad Petite-Nation à emprunter certaines voies municipales habitées. C'est le cas notamment du 5e Rang Sud, du chemin Derouin, ainsi que du chemin du Mont-Grand-Pic jusqu'au chemin de la Montagne Noire. Le projet de sentier prévoit également que les membres du regroupement de quadistes pourront sillonner la majorité du Rang 8 jusqu'au chemin de la Montagne noire. Une évaluation du projet sera effectuée un an après sa mise sur pied.

L'accès à ce nouveau sentier d'une quinzaine de kilomètres n'est toujours pas autorisé. Avant que Ripon adopte officiellement le règlement, le ministère des Transports du Québec doit donner son accord pour les portions qui passent sur les routes 317 et 315.

Or, certains citoyens déplorent le fait que la population n'ait pas été consultée. Résidente de longue date de la municipalité, Lise Ranger prévoit déposer une pétition de quelque 120 signataires, à la séance du conseil de lundi soir, réclamant la tenue d'une consultation publique.

« On ne veut pas s'opposer aux VTT. Cette activité a sa raison d'être, mais ce n'est pas comme faire du ski de fond. C'est un peu plus bruyant. On veut seulement que ce soit balisé et que le dossier soit plus transparent. Il doit y avoir un débat sur la question », indique Mme Ranger.

Le maire rejette l'idée

À l'été 2011, un premier projet de sentier avait été déposé auprès de la municipalité, ce qui avait provoqué un tollé de protestations de la part des résidents, qui avaient fait part de leurs doléances lors d'une séance d'information publique.

Le maire de Ripon, Luc Desjardins, est catégorique : il n'y aura pas de débat cette fois, comme il y a trois ans. « Nous avons fait une consultation il y a quelques années afin que les gens apportent des solutions. Ça n'a pas tourné en une consultation constructive. Les gens ont amené des faussetés et de la désinformation. Il n'y en aura pas de consultation cette fois », a-t-il affirmé. Pour assurer la réussite du projet, la municipalité misera plutôt sur un comité qui sera formé de deux élus, deux membres du Club Quad Petite-Nation, ainsi que de deux riverains affectés par le tracé.

« Nous en avons discuté longuement au conseil et nous en sommes venus à la conclusion qu'on doit l'essayer. Il y a de la place pour tout le monde et il faut miser sur la cohabitation », a indiqué le maire Desjardins.

Ce dernier soutient que ce type d'activités de plein air aura notamment des effets bénéfiques sur le développement économique de la municipalité.

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