Luc Poupart veut faire taire les rumeurs

Le courtier immobilier, Luc Poupart... (Jessy Laflamme, LeDroit)

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Le courtier immobilier, Luc Poupart

Jessy Laflamme, LeDroit

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Le courtier immobilier du projet controversé de condos à Lac-Simon, Luc Poupart, a dévoilé des documents, hier, aux médias pour faire taire les rumeurs le liant à un changement suspect de zonage à Lac-Simon.

Rappelons que dans le secteur P-27, il était auparavant possible de construire seulement une unité alors que depuis l'adoption du nouveau plan d'urbanisme en octobre 2012, ce chiffre a grimpé à quatre sans que personne ne s'en aperçoive.

M. Poupart a tenu à faire sa propre enquête à la suite de reportages alléguant qu'il y aurait eu de la malversation dans ce dossier. Luc Poupart est responsable de la campagne électorale de l'aspirant maire, Jacques Maillé, auparavant directeur général de Lac-Simon. «J'aimerais préciser que jamais des membres de mon équipe, de ma famille ou moi-même avons posé des gestes répréhensibles», a affirmé M. Poupart.

Changement «voulu»

Celui-ci a remis aux médias une lettre signée par l'ancien inspecteur municipal qui était le coordonnateur de la mise en place de la nouvelle réglementation, Arthur Léonard, dans laquelle il est mentionné que «ce changement était voulu par le CCU pour permettre, justement la possibilité de condos à proximité de l'hôtel de ville. En fait, ce n'était pas pour le projet des douze condos dont les médias ont fait état et qui nous était pas connu à ce moment, mais un autre, connu et projeté à cette époque et désiré par le CCU.»

La présidente du CCU, Géraldine Hutton, soutient que le premier projet de quatre condos est situé dans zone 32-M où l'érection de quatre logements est permise. Elle affirme aussi que le nouveau plan d'urbanisme contient plusieurs erreurs en plus du changement de zonage de la zone 27-P. Par exemple, la ligne délimitant la zone 27-P et la 32-M n'a pas été tracée au bon endroit. Cependant, elle précise qu'il n'a jamais été question de modifier la zone 27-P à quatre logements. «Nous ne sommes pas contre le développement, explique-t-elle. Au contraire, nous avons ciblé cinq zones où le quatre unités est permis, quatre zones permettant deux logements et une zone de 8 unités. Cependant, la 27-P n'est pas un endroit approprié, car elle est située sur une presqu'île.»

Conscient des erreurs dans le document, le CCU a remis une liste de recommandations aux élus. «Nous avons fait le travail au meilleur de nos capacités, souligne Mme Hutton. C'est maintenant au conseil municipal de prendre la relève», indique-t-elle tout en déplorant la chasse au coupable.

D'ailleurs, le directeur général de la municipalité, Benoit Hébert, estime qu'il est plus important de se pencher sur les prochaines actions à prendre que de trouver un fautif dans ce dossier. «Le plan d'urbanisme a été adopté, en respectant le processus, avec la possibilité de construire quatre unités dans la zone P-27, précise-t-il. Ainsi, il faut maintenant se pencher sur les solutions. Les élus en parleront vendredi soir lors du conseil municipal.»

Afin d'éclaircir la situation, Mme Hutton a demandé au ministère des Affaires municipales, des Régions et de l'Occupation du territoire (MAMROT) d'effectuer une enquête. M. Poupart s'est engagé, lors de son point de presse, à envoyer les documents qu'il a soumis aux médias au MAMROT.

Jlaflamme@ledroit.com

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