Des melons carrés à L'Ange-Gardien

L'agriculteur François Biron a eu l'idée originale de... (Jessy Laflamme, LeDroit)

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L'agriculteur François Biron a eu l'idée originale de faire pousser des melons carrés.

Jessy Laflamme, LeDroit

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La Ferme Chapeau Melon de L'Ange-Gardien a trouvé une façon originale de se démarquer en produisant des melons carrés.

«Je voulais trouver quelque chose de spécial afin qu'on parle de ma ferme biologique, raconte le propriétaire, François Biron. C'est alors que j'ai vu les Japonais faire pousser des melons carrés. Ils trouvent ça pratique pour le rangement, car ils peuvent les empiler et les serrer plus facilement dans le tiroir du réfrigérateur.»

Contrairement à ce pays, M. Biron n'a pas l'intention d'en produire pour les consommateurs. «Il faut construire des moules en plexiglas à la main au coût de 40$ chacun et y insérer le fruit juste au bon moment pour qu'il pousse en prenant la forme de carré, explique-t-il. «Puisque ce processus est dispendieux et demande du temps, il faudrait vendre les melons carrés plus chers que les ronds et ça me surprendrait que les gens soient prêts à payer pour ça.»

Lent départ

Cet été, l'agriculteur de L'Ange-Gardien a tenté de faire 13 melons avec ses moules. Seulement trois ont poussé en forme carrée. Il en gardera un pour l'exposer aux marchés publics auxquels il participe et il tentera de vendre les deux autres à des restaurateurs désirant ajouter une touche de créativité dans leur espace en s'en servant comme bibelot.

Bien que le melon soit la marque de commerce de cette ferme, M. Biron et sa conjointe Julie Beauregard sèment aussi des pois sucrés, du maïs sucré, des patates douces et de l'ail. «C'est une façon de ne pas mettre tous ses oeufs dans le même panier et de nous garantir ainsi un certain revenu», explique l'agronome de formation.

Habituellement, cette ferme produit un total de 10000 melons annuellement de sept variétés différentes. Cet été, ce nombre sera moindre à cause des difficultés rencontrées pendant la saison, dont la présence du ver de fil de fer qui mange les racines. L'humidité et le temps frais ont aussi été des facteurs néfastes. Ces embûches n'affectent cependant pas le goût sucré du fruit, précise M. Biron. «Quand nous les mettons sur le marché, ils sont fraîchement cueillis contrairement à ceux qui ont été achetés en supermarché et qui ont mûri dans le transport, sur les tablettes du commerce et sur le comptoir de la cuisine. Les nôtres sont donc prêts à être mangés immédiatement», affirme-t-il.

L'an prochain, le couple fera pousser ses fruits et ses légumes pour une première fois dans les champs qu'ils ont acquis dernièrement à L'Ange-Gardien. Cette année, la production se déroule à la plate-forme agricole.

Cette ferme vend ses produits au Marché de solidarité régionale de l'Outaouais (MSRO), au Marché public de la rue Main à Ottawa, au Marché du Vieux-Hull, au IGA Grenon et au IGA de Cotret Brazeau, tous deux situés dans le secteur Masson-Angers.

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