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Dominic Rozon fait partie de ces gens originaires... (Jessy Laflamme, LeDroit)

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Dominic Rozon fait partie de ces gens originaires d'un peu partout au Québec qui se sont installés dans la région. Pour le créateur de l'Auberge de jeunesse de la Petite-Nation, pas question de partir.

Jessy Laflamme, LeDroit

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Il ne faudrait surtout pas penser que ce sont seulement les jeunes originaires de Papineau qui travaillent sur ce territoire. Au contraire, plusieurs n'y reviennent pas après avoir effectué leurs études à l'extérieur alors qu'un nombre surprenant de jeunes originaires d'un peu partout au Québec vient s'y installer, dont Fréderic Vandenoetelaer, agent au Carrefour jeunesse-emploi, et Dominic Rozon, créateur de l'Auberge de jeunesse de la Petite-Nation.

Ce dernier désirait élever son fils à la campagne avec sa conjointe. Il a donc postulé à différents endroits et a abouti à Saint-André-Avellin à l'Atelier de formation socioprofessionnelle de la Petite-Nation. Il s'est ensuite lancé dans la création de l'Auberge de jeunesse de la Petite-Nation, qu'il dirige maintenant depuis trois ans.

Grâce au P'tit Café de l'auberge, il a la chance de côtoyer plusieurs jeunes. Il en connaît peu qui désirent quitter la région. Au contraire, la plupart des gens de son entourage, qui proviennent à 80% de l'extérieur de Papineau, désirent tellement s'y établir qu'ils cumulent plusieurs emplois ou deviennent travailleurs autonomes. D'ailleurs, la MRC Papineau présente la plus forte proportion de travailleurs autonomes en Outaouais avec un pourcentage de 16,1%, suivie du Pontiac à 15,8%.

«Je suis l'un des seuls à occuper un emploi stable, mentionne M.Rozon. En fait, tous les serveurs du P'tit Café de l'Auberge ont d'autres emplois. Ceux qui veulent vraiment rester dans le coin réussissent à se débrouiller. De mon côté, je n'ai plus du tout envie de repartir et ma conjointe qui travaille à l'école de Saint-André-Avellin non plus.»

Ce couple a été fort chanceux de se trouver chacun un emploi. Selon MmeLaframboise, l'une des raisons qui pousse les gens à s'exiler est le fait que le conjoint ne réussit pas à se dénicher du boulot. «C'est d'ailleurs l'un des facteurs qui fait en sorte que c'est si difficile de recruter des professionnels de la santé sur le territoire», précise-t-elle.

Elle ajoute que la mobilité des jeunes d'aujourd'hui est une autre facette du domaine de l'emploi. «Il est rare maintenant que quelqu'un occupe le même poste toute sa vie, indique-t-elle. Un adulte sans famille peut être facilement tenté de saisir toutes les occasions qui se présentent à lui.»

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