Le ranch El Pequeño, une histoire d'amour équine

Au ranch El Pequeño, à Papineauville, Céline Maurice... (Jessy Laflamme, LeDroit)

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Au ranch El Pequeño, à Papineauville, Céline Maurice et Pierre Lajeunesse partagent leur amour des chevaux depuis plusieurs années.

Jessy Laflamme, LeDroit

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Chacun de leur côté, Pierre Lajeunesse et Céline Maurice rêvaient d'avoir un cheval pendant leur enfance. Plus de quarante ans plus tard, ils sont à la tête du ranch El Pequeño, à Papineauville, en plus d'être les heureux parents de cinq enfants et grands-parents de six petits-enfants.

À l'adolescence, M.Lajeunesse travaillait au ranch San Antonio de Quyon pour payer la pension de son animal. Pour sa part, MmeMaurice a acheté sa première bête en 1969 pour la somme de 225$. Peu de temps après, le hasard a fait que les deux amoureux des chevaux se sont rencontrés à Montebello. Aujourd'hui, ils en possèdent plus d'une quarantaine.

«En 1970, nous avons acheté un terrain à Fassett, puis bâti une grange, raconte M.Lajeunesse. Ensuite, nous avons construit notre maison. En tant que directeur d'école, mon père ne comprenait pas comment on survivrait en faisant de la location de chevaux.» Pourtant, avant de se lancer dans cette aventure, M.Lajeunesse avait tenté d'imiter son paternel en travaillant dans un bureau. «Ça a duré six mois, se souvient-il. Je dessinais le portrait de ma grange pendant mes heures de travail.»

En 1981, le couple a déménagé à Papineauville, sur une plus grande terre, pour offrir de longues randonnées à leurs clients. En 1996, alors que l'entreprise battait son plein, un feu a ravagé le ranch. Heureusement, aucune bête n'a péri, mais il ne restait plus rien des bâtiments. Tout a été reconstruit.

Mille et un projets

Les deux amateurs de chevaux ne se sont jamais contentés d'exploiter leur ranch. Ils en ont fait toujours plus. M.Lajeunesse a organisé plusieurs activités équestres à l'exposition agricole de Papineauville et a importé au Québec le TREC, une discipline populaire en France qui consiste à traverser différentes épreuves avec son cheval. À ce moment, il siégeait à Québec à cheval, une association équestre où il compte s'impliquer de nouveau prochainement.

De plus, le couple était concessionnaire au Château Montebello de 1976 à 2008. «Nous avons arrêté, car nous voulions nous concentrer sur le ranch et notre famille», souligne MmeMaurice, qui s'ennuie de quelques clients avec qui elle a tissé des liens.

Toujours passionnés par leur métier, les deux entrepreneurs désirent offrir des tours de promenade à traîneau à leur ranch, en plus des services habituels de pension, d'entraînement, de randonnée et d'élevage.

Ces grands-parents espèrent également faire revivre leur cabane à sucre. «Quand nous avons acheté notre terre, nous allions chercher l'eau d'érable avec les chevaux comme à la vieille époque et on montrait cette façon de faire aux visiteurs, mentionne MmeMaurice. Ce sont de bons souvenirs, car la dernière journée des sucres, on invitait nos familles à un gros party. C'était de toute beauté de voir mon père ému, car ça lui rappelait son enfance.»

Le couple a cessé d'exploiter la cabane lors du verglas en 1998. Il veut maintenant lui redonner une deuxième vie, pour que leurs petits-enfants et clients puissent eux aussi vivre ces beaux moments.

Leurs enfants s'impliquent tous d'une manière ou d'une autre au ranch, mais le paternel ne pousse aucun d'entre eux à prendre la relève. «C'est un métier exigeant qui demande une présence sept jours sur sept, explique M.Lajeunesse. Pour l'instant, ils en profitent plutôt comme un passe-temps. Et c'est correct ainsi.»

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