Guatémaltèques et Mexicains dans les champs de la Petite-Nation

Une main-d'oeuvre qui ne pourrait mieux tomber

Les travailleurs de la Ferme aux Pleines saveurs... (Jessy Laflamme, LeDroit)

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Les travailleurs de la Ferme aux Pleines saveurs en pleine action.

Jessy Laflamme, LeDroit

Jessy Laflamme
Le Droit

Depuis quelques années, des Guatémaltèques et des Mexicains comblent le manque de main-d'oeuvre dans des entreprises de la Petite-Nation.

Cet été, ils sont 25 travailleurs étrangers à aider les producteurs pendant huit mois, en moyenne. Dix d'entre eux sont engagés par Rossignol des Prés, qui compte un total de 60 employés. « Nous avons hésité longuement avant d'opter pour cette solution, explique le propriétaire Martin Rossignol. Nous préférions donner l'opportunité aux Québécois de pourvoir nos postes. Par contre, la plupart démissionnaient avant la fin de l'été, nous laissant dans des situations problématiques. »

Puisqu'ils offrent des emplois saisonniers, les agriculteurs doivent composer avec le roulement de personnel. « Lorsque les gens ont la chance de se trouver un emploi permanent, ils nous quittent, nous forçant parfois à embaucher huit personnes pour le même poste au cours de l'été », souligne Stéphane Bock, de la Ferme Bock. Afin de régler ce problème, cette famille a embauché deux Mexicains pour une première année.

Mieux que les jeunes ?

Le problème de main-d'oeuvre est flagrant dans le domaine de l'agriculture. La Ferme Daigneault s'en est rendu compte lorsqu'elle a affiché des offres d'emploi et qu'elle n'a reçu aucun curriculum vitae. Dans les autres fermes, certains jeunes embauchés sont disparus pendant quelques jours, après avoir reçu leur premier chèque de paie.

« Ils sont intéressés seulement par le salaire et les heures de travail, ont mentionné la plupart des agriculteurs rencontrés par LeDroit. Ils veulent gagner beaucoup d'argent sans travailler longtemps. »

Pour éviter toutes ces situations, Rossignol des Prés engage depuis quatre ans des travailleurs étrangers. « Ils ne disent jamais non et ne demandent jamais de vacances, précise cet employeur. De plus, puisque six d'entre eux reviennent chaque année, on compte maintenant sur une équipe fiable que nous ne sommes plus obligés de former. On peut donc se concentrer sur notre expansion. »

Plus de détails dans LeDroit du 11 août 2012 ou sur ledroitsurmonordi.ca

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