La médaille puis la boîte de céréales

Le nom de Vincent De Haître est sur... (Archives, Associated Press)

Agrandir

Le nom de Vincent De Haître est sur la liste grandissante d'espoirs de médaille du Canada en vue des Jeux olympiques de 2018.

Archives, Associated Press

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Le patineur de vitesse sur longue piste Vincent De Haître a été couronné vice-champion du monde au 1000 m, il y a neuf jours, en Corée du Sud. Il a gagné plus tôt dans la saison une médaille d'or à une épreuve de la Coupe du monde. Des performances qui en font la personnalité de la semaine Le Droit et Radio-Canada.

Vincent De Haître avait sept ans quand son rêve olympique a pris forme en 2002. Tout ça à la suite d'une publicité qui venait de défiler au petit écran durant les Jeux de Salt Lake City.

La vedette du patinage de vitesse de l'époque, Catriona Le May Doan, vantait des produits Vector. Plus précisément des barres énergisantes.

«Elle avait aussi une annonce pour des céréales», se rappelle le nouveau vice-champion du monde du 1000 m.

Qui sait, peut-être De Haître sera le prochain patineur à promouvoir de la bouffe à la télé. «Mon objectif, c'est ça», rétorque en riant l'athlète franco-ontarien maintenant âgé de 22 ans.

En attendant, son nom s'est ajouté à la liste grandissante d'espoirs de médaille du Canada en vue des Jeux de 2018, qui auront lieu en Corée du Sud. Tout ça à la suite de sa deuxième position aux championnats du monde disputés à l'ovale de Gangneung.

Un résultat qui a surpris le produit des Concordes de Gloucester.

«Ce n'est qu'en revenant ici, à la maison, en voyant mes coéquipiers, que j'ai commencé à réaliser ce qui s'est produit. J'ai démontré que j'ai le potentiel de gagner une médaille dans un an aux Jeux, surtout que la course se passera sur la même glace et contre les mêmes personnes.»

Le plus jeune des deux enfants de la famille De Haître, Vincent a grandi à Cumberland. Il a étudié à l'école secondaire Béatrice-Desloges.

Là-bas, il a côtoyé notamment un élève qui allait devenir lui aussi un athlète élite. Le joueur de football Eli Ankou, classé troisième plus bel espoir en vue du repêchage de la Ligue canadienne de football, fréquentait la même classe que lui.

«En huitième année, je crois. Il était déjà beaucoup plus grand et plus gros que moi. Quand nous faisions de l'athlétisme, il me battait toujours par quelques mètres au lancer du poids. Je m'en rappelle encore bien», avoue De Haître en riant de nouveau.

Un commentaire qui démontre de la nostalgie, mais aussi son côté compétitif, lui qui a touché un brin au ski alpin avant de faire ses classes sur les lames.

Mais en cours de route, un autre sport s'est invité dans sa vie. Le cyclisme sur piste se voulait d'abord une façon pour lui de maintenir une bonne forme physique durant l'été en vue de la saison de patinage de vitesse.

Sauf que des victoires ici et là ont changé la donne.

De Haître est tombé dans la mire de Cyclisme Canada, qui l'a invité à participer à quelques championnats internationaux. Ce qui fait en sorte qu'on le projette comme le prochain athlète canadien susceptible de participer à des Jeux olympiques dans deux disciplines différentes.

«J'y pense sérieusement», dit-il.

Au point où il pourrait mettre sur la glace le patinage de vitesse après les Jeux de 2018 afin de se concentrer uniquement sur le vélo.




publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer