Résilience et grandeur d'âme

Andrée Tremblay a créé la Fondation Lani avec... (Martin Roy, Le Droit)

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Andrée Tremblay a créé la Fondation Lani avec des amis et des intervenants à la suite du suicide de son fils.

Martin Roy, Le Droit

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La fondation Lani, c'est un peu l'art de tourner du négatif en positif. C'est dans des circonstances très difficiles que cette fondation qui vient en aide aux jeunes qui ont des pensées noires a vu le jour. Seize ans après sa création, ce sont environ 800 adolescents et jeunes adultes qui ont reçu le support de l'institution. Pour tout son travail, la directrice et fondatrice de la fondation Lani, Andrée Tremblay, est nommée Personnalité de la semaine Le Droit et Radio-Canada.

L'histoire commence le 10 novembre 2000 lorsque Lani Assogba, alors âgé de 18 ans, met fin à ses jours. Lani est le fils de Mme Tremblay.

Quelques mois plus tard, accompagnée d'amis et d'intervenants, elle crée une fondation pour venir en aide aux jeunes en détresse qui, comme Lani, ont des pensées noires.

« Lani avait écrit un mot deux ans avant son décès, explique Andrée Tremblay. Il disait qu'il faut que le suicide cesse chez les jeunes, qu'il faut venir en aide à ceux qui souffrent. Peut-être que c'était sa façon d'appeler à l'aide. »

Ce n'est donc pas dans des conditions très joyeuses que la fondation Lani lance sa mission en 2001. Depuis plus de 15 ans par contre, des centaines d'enfants, d'adolescents et de jeunes adultes ont reçu du support grâce à cette initiative.

Une approche individualisée

La fondation Lani privilégie une approche individualisée qui devient un complément à l'offre de services des milieux de la santé et de l'éducation. 

L'approche consiste à accompagner des jeunes dans la réalisation d'un projet qui leur est cher.

Dans certains cas, on grimpe le mont Kilimandjaro. Dans d'autres, on écrit une chanson pour la présenter au spectacle annuel de la fondation.

« On leur demande d'être accompagnés parce que les intervenants peuvent attester du besoin des jeunes et qu'ils sont à l'étape où ils pourront profiter des bienfaits du projet. [...] Après ça, les intervenants vont suivre le jeune dans le processus, parce que les projets que nous soutenons sont des processus. Par exemple, si on achète une guitare à un jeune, ce sera dans le cadre de cours de chant et à l'intérieur des interventions pour atteindre un objectif de mieux-être. »

Selon Mme Tremblay, cette façon de faire permet aux jeunes de vivre des expériences positives et de renforcer leur estime personnelle.

Semaine de la prévention du suicide

Régulièrement, Andrée Tremblay dit recevoir des témoignages touchants de jeunes qui soulignent l'impact qu'a eu la fondation Lani sur leur vie. Le slammeur de la région Mathieu Bertrand, par exemple, a participé à la campagne de sensibilisation « Aller mieux, ça se peut ! » en 2014, lui qui avait vu son premier album Second act : messages voilés être financé par la fondation Lani.

La nomination de la directrice de la fondation à titre de personnalité de la semaine tombe un peu à point alors que l'organisation soulignera la Semaine nationale de la prévention du suicide de mardi à jeudi, à l'Université du Québec en Outaouais (UQO). On y tiendra une série d'activités gratuites dont une conférence de Yao Assogba, le père de Lani et professeur en travail social à l'UQO.

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