Recette pour une coupe Grey

Il n'y a pas de place pour ceux... (Patrick Woodbury, Archives Le Droit)

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Il n'y a pas de place pour ceux qui manquent d'esprit d'équipe chez le Rouge et Noir d'Ottawa. « Nous ne voulons rien savoir des fauteurs de trouble », confirme le directeur général, Marcel Desjardins.

Patrick Woodbury, Archives Le Droit

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Le 27 novembre, à Toronto, le Rouge et Noir d'Ottawa a mis fin à une disette longue de 40 ans en remportant la coupe Grey. Leur victoire de 39-33 en prolongation leur vaut le titre de personnalité de la semaine Radio-Canada/Le Droit. Entrevue avec l'architecte de cette équipe, Marcel Desjardins.

Construire un club sportif gagnant, ce n'est pas évident.

Construire un club gagnant dans un sport aussi complexe que le football, c'est encore plus difficile.

C'est pire dans la Ligue canadienne, avec ses strictes restrictions budgétaires et ses règles très rigides quant au nombre de joueurs canadiens et américains à respecter.

Marcel Desjardins l'a pourtant fait. Dès son arrivée à la barre du Rouge et Noir, en 2013, le directeur général aux racines franco-ontariennes a établi un plan. Depuis, il s'efforce de le respecter.

«Il existe probablement plusieurs recettes gagnantes, a-t-il confié lors d'un récent entretien. L'idée, c'est de savoir où et comment dépenser son argent.»

À Ottawa, Desjardins et ses proches conseillers ont choisi d'investir à la position de quart-arrière. C'est une évidence, puisqu'il s'agit du poste le plus important sur le terrain. Ils ont ensuite donné aux quarts un groupe de receveurs de passes de talent.

Ils ont enfin mis l'accent sur les Canadiens, toutes positions confondues.

«Nous avons aussi fait de gros efforts pour trouver des gars de qualité au niveau de la personnalité. Nous ne voulons rien savoir des fauteurs de trouble.»

Desjardins reconnaît qu'il n'a pas été parfait à ce chapitre. Il accorde, malgré tout, une très bonne note à son groupe de recruteurs.

«Nous rencontrons chaque joueur individuellement en cette fin de saison. Nous leur posons à peu près tous les mêmes questions. Chacun répond la même chose. Il n'y avait pas de problèmes dans le vestiaire. Il n'y avait pas un seul gars, à part, qui n'était pas aimé des autres.»

Malgré les blessures

Sinon, M. Desjardins doit rendre hommage aux joueurs et aux entraîneurs, qui ont souvent dépassé les attentes. 

Même quand un chef rassemble tous les bons ingrédients, il est toujours possible que la sauce ne prenne pas.

«Le Rouge et Noir de 2016, c'est une équipe qui a persévéré, clame-t-il. C'est une équipe qui a subi des blessures très sérieuses dès le début. Notre porteur de ballon William Powell s'est blessé dans le premier match préparatoire.

Notre quart-arrière numéro un Henry Burris est tombé dans le premier match de la saison régulière. Ça n'a pas arrêté. Chaque fois, nous avons réussi à trouver des remplaçants de qualité. Il faut rendre hommage aux joueurs qui ont fait preuve de persévérance, mais aussi aux entraîneurs. Ce sont eux qui ont fait en sorte que les gars étaient prêts quand c'était leur tour.»

Bain de foule

Les membres de l'équipe championne n'ont pas chômé, dans la semaine qui a suivi leur victoire contre les Stampeders de Calgary. En ville, tout le monde s'arrachait les champions.

Les joueurs et les dirigeants ont eu droit à un bain de foule à leur retour en ville, lundi.

Mardi, une foule estimée à 40 000 personnes s'est déplacée, par une matinée pluvieuse, pour participer au grand défilé de la victoire dans le Glebe.

Jeudi, le Rouge et Noir a fêté pour une dernière fois. Toute l'équipe était réunie dans la loge du propriétaire Eugene Melnyk, pour assister au match de la LNH opposant les Sénateurs d'Ottawa aux Flyers de Philadelphie. Avant la rencontre, Desjardins et l'entraîneur-chef Rick Campbell ont foulé le tapis rouge. Ils étaient accompagnés de deux joueurs. Burris et le flanqueur Brad Sinopoli - respectivement joueur par excellence et joueur canadien par excellence - du match de la coupe Grey, ont effectué la mise en jeu protocolaire.

Tous ces gens devraient se réunir à Ottawa dans cinq mois pour le début d'une nouvelle saison.

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