L'infirmière à l'écoute

«En ayant travaillé longtemps aux soins intensifs avec... (Cindy Lottes, collaboration spéciale)

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«En ayant travaillé longtemps aux soins intensifs avec les parents, la famille, les proches, j'ai toujours eu un petit penchant pour les cas de santé mentale», raconte Monique Masseau-L'Écuyer.

Cindy Lottes, collaboration spéciale

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Dans le cadre de la Semaine de sensibilisation aux maladies mentales, qui battait son plein du 2 au 8 octobre, l'Association pour parents et amis de la personne ayant un problème de santé mentale (APOGÉE) a décerné son prix Coup de coeur à l'infirmière Monique Masseau-L'Écuyer, de l'hôpital de Shawville. Cet honneur est remis à une personne s'étant démarquée par son attitude particulièrement humaine et aidante envers une famille dont un proche vit avec un trouble mental. Aujourd'hui, LeDroit et Radio-Canada décernent à cette employée du réseau de la santé de l'Outaouais le titre de Personnalité de la semaine.

Monique Masseau-L'Écuyer le reconnaît d'emblée: elle n'aime pas se retrouver sous les projecteurs. Elle est d'ailleurs un peu surprise de l'honneur que l'APOGÉE a décidé de lui accorder, un prix qui lui sera remis officiellement le 25 octobre, dans son milieu de travail.

«J'aime ça intervenir et aider, mais je n'aime pas être le centre d'attraction, pas du tout», lance la dame de 49 ans en riant.

Infirmière à l'hôpital de Shawville depuis 1988, Monique Masseau-L'Écuyer a oeuvré pendant près de 20 ans à l'unité de soins intensifs de l'établissement du Pontiac avant de se diriger vers la branche de la prévention des infections et des soins de plaies. 

Après des années à soigner et aider les patients les plus mal en point, la résidente de Fort-Coulonge a décidé, en 2004, de retourner sur les bancs d'école pour compléter son baccalauréat en soins infirmiers à l'Université du Québec en Outaouais. En 2009, elle a entrepris son nouveau défi professionnel. Depuis ce temps, elle fait le tour des centres d'hébergement, des CLSC et autres établissements pour informer et sensibiliser les patients et le personnel sur les risques d'infection. 

«Quand j'ai décidé de retourner à l'université, c'est parce que les soins intensifs ne représentaient plus un challenge pour moi. J'ai toujours besoin d'apprendre et d'intervenir. J'étais un peu dire blasée», raconte-t-elle.

Très sensible à la question de la maladie mentale depuis qu'elle oeuvre dans le milieu hospitalier, Mme Masseau-L'Écuyer a dû composer à maintes reprises avec des patients coincés avec cette réalité. Elle ignore quelle intervention spécifiquement lui a valu les honneurs de l'APOGÉE, puisque les dossiers soumis sont confidentiels, mais son modus operandi a toujours été le même. La Coulongienne a toujours été à l'écoute des patients et de leur entourage.

«En ayant travaillé longtemps aux soins intensifs avec les parents, la famille, les proches, j'ai toujours eu un petit penchant pour les cas de santé mentale. Je suis très à l'écoute et je prends toujours le temps de donner le petit conseil nécessaire», dit-elle.

Encore aujourd'hui, cette professionnelle de la santé, qui cumule 28 années d'expérience, traite avec plusieurs cas de patients fragilisés par la maladie mentale.

«Ce n'est pas ce qu'on dit qui est important, mais c'est plus souvent d'être présent, dit-elle. La présence, le regard, s'asseoir avec quelqu'un, juste un petit toucher sur l'épaule, ça peut aider. Quand tu te retrouves avec quelqu'un en détresse, cette personne ne se souviendra peut-être même pas de ce que tu lui as dit. L'important, c'est d'y aller avec le minimum d'information et le maximum de présence.»

Mme Masseau-L'Écuyer aime toujours autant sa profession. Pas question pour elle de penser à la retraite à court terme. «Je n'ai jamais regretté d'avoir choisi le milieu des soins infirmiers. J'ai besoin d'avoir le contact avec les gens.»

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