Les lendemains heureux des Jeux

Gagner une médaille de bronze, ça ne change... (Sean Kilpatrick, Archives La Presse canadienne)

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Gagner une médaille de bronze, ça ne change pas le monde de Natasha Watcham-Roy, sauf que... ça la tient bien occupée depuis son retour de Rio.

Sean Kilpatrick, Archives La Presse canadienne

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Ça fait déjà un mois que la joueuse de rugby de Gatineau, Natasha Watcham-Roy, a gagné la médaille de bronze aux Jeux olympiques en compagnie de ses coéquipières de l'équipe canadienne, à Rio. Depuis, les événements pour souligner son exploit se multiplient dans la région. Aujourd'hui, LeDroit et Radio-Canada lui décernent le titre de Personnalité de la semaine.

Une matinée, elle se pointe à son ancienne école secondaire à Hull pour parler de son expérience aux Jeux olympiques.

Puis en soirée, on la voit démarrer une scie à chaîne à la Place TD pour donner le coup d'envoi à un match de la Ligue canadienne de football.

Gagner une médaille de bronze, ça ne change pas le monde de Natasha Watcham-Roy, sauf que...

La jeune femme âgée de 24 ans devait se taper un long repos au domicile familial en revenant de Rio, il y a trois semaines. Son passage dans son patelin de Gatineau a été loin d'être tranquille.

Les fêtes en son honneur se multiplient.

À quel point ?

L'athlète n'a pas encore eu l'occasion de s'adonner à son loisir préféré pour se changer les idées. 

« J'adore le scrapbooking », confesse Watcham-Roy.

C'est la première chose qu'elle compte faire en remettant les pieds à Victoria, en Colombie-Britannique, la semaine prochaine, où l'équipe canadienne s'entraîne à plein temps. « Je veux documenter tout de mon expérience olympique. Des photos, des articles de journaux et autres souvenirs », dit-elle.

Reste à voir si elle aura assez de pages et de colle pour documenter tous les moments forts de sa première participation aux Jeux.

« J'ai été très occupée depuis mon retour au pays. Mais ce fut plaisant. Je ne vais pas me plaindre », ajoute-t-elle.

« Je suis contente de partager cette médaille avec un peu tout le monde. Quand je la regarde, ça représente la persévérance dont j'ai fait preuve. »

Son histoire a maintes fois été racontée dans ces pages dans les derniers mois.

Watcham-Roy, qui a grandi au nord du boulevard Lorrain, a commencé à pratiquer le rugby, il y a neuf ans, à l'école secondaire Philemon-Wright. Une école qu'elle a visitée dernièrement. « Je voulais revoir mes anciens entraîneurs là-bas. Ils étaient excités de voir la médaille. J'ai fait la même chose à l'Université d'Ottawa où j'ai joué. C'était important pour moi de partager cette médaille, car ces gens ont eu un rôle important dans mon cheminement. »

Watcham-Roy a aussi passé du temps sur le terrain du Cégep Heritage, il y a quelques années. La communauté du rugby en Outaouais l'a honoré durant une cérémonie, il y a dizaine de jours.

Les célébrations tirent toutefois vers leur fin pour la seule fille d'une famille de trois enfants.

La formation nationale reprendra l'entraînement en octobre en vue de la nouvelle saison de la Série mondiale de rugby à sept. Un premier tournoi est prévu en décembre à Dubaï. « Je ne peux pas vraiment me plaindre », répète Watcham-Roy en parlant de la première destination qui l'attend sur le circuit international.

Une compétition qui marquera déjà le début de la longue route vers les prochains Jeux en 2020, à Tokyo. « Je suis déjà excitée de pouvoir retourner sur le terrain », assure la nouvelle médaillée.

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