Inspirante Anudari

L'an prochain, Anudari entamera ses études en médecine... (Patrick Woodbury, LeDroit)

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L'an prochain, Anudari entamera ses études en médecine à l'université McGill, à Montréal, où elle emménagera avec une foule de projets dans les cartons.

Patrick Woodbury, LeDroit

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Aucun projet ne semble trop grand pour la personnalité LeDroit-Radio-Canada de cette semaine. En parallèle à ses études, Anudari Zorigtbaatar a rallié deux équipes pour mettre sur pied une salle de jeu dans un hôpital en Mongolie, organisé une journée sur la confiance en soi pour les adolescentes et créé sa propre organisation sans but lucratif. Tout ça à 18 ans.

Au téléphone, il faut constamment rappeler à Anudari Zorigtbaatar de ralentir le débit lorsqu'elle parle. Mais son excitation est tout à fait pardonnable. Au moment de l'entrevue, la toute nouvelle diplômée du programme de sciences naturelles du Cégep de l'Outaouais revenait d'une fin de semaine en compagnie des 20 jeunes qui, comme elle, se sont fait remettre une Bourse d'études TD pour le leadership communautaire, d'une valeur à faire saliver n'importe quel étudiant: 70 000$.

L'histoire aurait pu finir là. Mais au moment d'écrire ces lignes, elle a reçu un appel lui informant qu'elle avait gagné une autre bourse, la Terry Fox Award, d'une valeur allant jusqu'à 28 000$.

Rien que ça.

Pas de doute possible, Anudari est une «leader communautaire». Lorsqu'elle avait 14 ans, elle a lancé une campagne de financement pour créer une salle de jeu dans un hôpital de Darkhan, la deuxième ville de Mongolie. L'idée a fait boule de neige. Rapidement, Anudari s'est retrouvée à la tête de deux équipes, l'une à Gatineau, l'autre à Darkhan, pour gérer respectivement la campagne de financement et la collecte de livres et de jouets et les rénovations. Le projet a abouti en 2014, après que l'adolescente soit retournée là d'où elle a immigré avec sa famille à l'âge de 6 ans, pour superviser la mise sur pied de la salle.

L'élève à l'école secondaire de l'Île s'est ensuite lancée dans l'organisation d'un événement pour les filles des secondaires 1 à 3. La centaine de participantes ont pu prendre part à différents ateliers sur la confiance en soi, en plus de se faire offrir un cours d'autodéfense - «parce que ce n'est pas parce qu'on est des filles qu'on ne peut pas se défendre!»

Sa feuille de route ne s'arrête pas là.

Anudari a tôt fait de se rendre compte qu'elle voulait poursuivre son engagement «au nom de quelque chose, avec plus de personnes impliquées». Il y a un an, AXION a vu le jour. Déjà, l'organisme compte 25 personnes dans deux équipes, l'une au cégep, l'autre à l'école de l'Île, qui tiennent chaque semaine une rencontre pour cibler des problèmes dans leurs communautés et changer le monde à leur manière.

Ce n'est pas tout. Car pour ajouter à sa session chargée, Anudari a été coach de flag-football à l'école secondaire de l'Île et a fait du tutorat au cégep.

L'avenirde la jeune femme de presque 19 ans est brillant. L'an prochain, Anudari entamera ses études en médecine à l'Université McGill, à Montréal, où elle emménagera avec une foule de projets dans les cartons. «Je ne pense pas que notre valeur se mesure dans notre popularité ou à nos notes. Ça se mesure par le nombre de personnes qu'on inspire. J'espère que j'en inspire quelques-uns, parce qu'il y en a beaucoup qui m'inspirent!»

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