Transmettre ses connaissances à l'international

« Je suis en défrichage complet quand je pars... (Patrick Woodbury, LeDroit)

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« Je suis en défrichage complet quand je pars en Tunisie. Il n'y a pas d'ordre professionnel. C'est extraordinaire parce que j'ai la chance de leur apprendre à abattre des arbres dans leur pratique. »

Patrick Woodbury, LeDroit

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Depuis 36 ans, Martine Mayrand Leclerc oeuvre dans le domaine des soins infirmiers. Elle est devenue une référence en gestion tant au Québec, au Canada qu'ailleurs dans le monde. Son implication à l'étranger - elle enseigne au Liban et en Tunisie depuis 2008 - lui a valu le prestigieux prix Florence dans la catégorie Rayonnement international, le 4 mai dernier. LeDroit et ICI Radio-Canada reconnaissent son apport au milieu infirmier et lui décerne le titre de Personnalité de la semaine

L'international a toujours été une source d'inspiration pour Martine Mayrand Leclerc. Elle a participé à de nombreuses conférences et se fait un devoir d'enseigner sa passion au plus grand nombre. 

Chaque année, entre 2008 et 2011, elle s'est envolée au Liban pour y enseigner l'organisation des soins et services infirmiers, ainsi que la recherche à la Faculté des sciences infirmières de l'Université Saint-Joseph, à Beyrouth. Son expertise a aussi été sollicitée en Tunisie, où elle enseigne dans les programmes de Master depuis février 2008. Elle retourne régulièrement dans les villes de Sousse et Sfax. Son dernier voyage remonte au mois de mars dernier. 

«Je suis en défrichage complet quand je pars en Tunisie. Il n'y a pas d'ordre professionnel. Les infirmières ne sont pas gestionnaires et il y a peu d'occasions pour leur permettre d'utiliser leur leadership. C'est extraordinaire parce que j'ai la chance de leur apprendre à abattre des arbres dans leur pratique», confie l'enseignante.

Pendant ses séjours en Tunisie, elle enseigne des notions de gestion aux étudiants en les outillant pour prendre leur place dans les équipes interdisciplinaires. 

Professeure et chercheuse à l'Université du Québec en Outaouais (UQO), Mme Mayrand Leclerc utilise les connaissances qu'elle acquiert à l'étranger pour enrichir sa formation lorsqu'elle retrouve ses étudiants.

«Dans mes recherches, j'ai comparé les gestionnaires du Liban à ceux du Québec. On se ressemble beaucoup, malgré nos différences. Les similitudes sont surtout au niveau de la charge de travail et de l'autonomie. Dans les deux pays, on progresse et c'est une grande satisfaction pour moi de le constater. [...] Moi, je sème des graines et avec le temps, je suis en mesure de constater l'évolution.»

Le 4 mai dernier, elle a reçu le prix Florence dans la catégorie Rayonnement international. Une distinction remise par l'Ordre des infirmières et infirmiers du Québec ayant pour objectif de souligner des actions qui peuvent servir de modèle.

Martine Mayrand Leclerc reçoit très humblement cette reconnaissance des membres de son milieu. Elle ne s'implique pas à l'international pour gagner des prix, mais bien pour aider les autres et parce qu'elle y trouve elle aussi un plaisir, avoue-t-elle.

Carrière en trois temps

Mme Mayrand Leclerc a commencé sa pratique infirmière en 1980. Si la pratique a évolué, dit-elle, les personnes dans la pratique aussi. «Les charges de travail sont lourdes et exigeantes, mais c'est un défi extraordinaire et les infirmières doivent utiliser l'autonomie qu'elles ont», constate-t-elle.

Sa carrière se divise en trois phases. Elle a commencé en néonatalogie à l'Hôpital Sainte-Justine avant de devenir gestionnaire à l'Hôpital de Gatineau, pour finalement accomplir les tâches d'infirmière en chef à l'unité néonatale aux soins intensifs de l'hôpital Général d'Ottawa. Elle a commencé à donner des cours à l'UQO en 1988, avant de devenir une enseignante régulière en 2002.

Riche d'un parcours ayant touché de multiples facettes de sa profession, la quinquagénaire considère aujourd'hui qu'elle a la chance de réaliser son rêve. Bien qu'elle ne soit pas prête à prendre sa retraite, elle envisage le futur avec optimisme et espère pouvoir continuer de voyager pour enseigner à l'international.

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