Défenseur de la francophonie à Orléans

« Ça m'a touché droit au coeur recevoir... (Martin Roy, LeDroit)

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« Ça m'a touché droit au coeur recevoir cette récompense», a lancé Louis V. Patry.

Martin Roy, LeDroit

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Antoine Lacroix

Collaboration spéciale

Le Droit

Ardent défenseur de la francophonie et historien non officiel d'Orléans, Louis V. Patry a reçu le titre de Chevalier de l'Ordre de la Pléiade le 18 avril dernier, une haute distinction qui vise à souligner le travail accompli pour faire rayonner la langue française. La Société franco-ontarienne du patrimoine et de l'histoire d'Orléans (SFOPHO), dont il est le vice-président et fondateur, fêtera son cinquième anniversaire aujourd'hui. LeDroit et ICI Radio-Canada ont donc voulu mettre de l'avant son dévouement en le désignant Personnalité de la semaine.

Dès son déménagement à Orléans en 1978, Louis V. Patry a été pris d'un coup de foudre instantané pour l'ancienne municipalité aujourd'hui intégrée à la Ville d'Ottawa. Il s'est également amouraché de l'histoire de l'endroit, lui qui possède une quantité phénoménale de recueils dans son énorme bibliothèque. 

«Je trouve ça important que l'on connaisse le passé, qu'on souligne de façon symbolique par des désignations le travail de pionniers pour Orléans», souligne-t-il.

Depuis la création de la SFOPHO en 2011, M. Patry s'est donné la mission de mener plusieurs actions visant à faire reconnaître l'apport de certains personnages historiques d'Orléans. La Place Besserer (dans le village Bruyère) ou l'aréna Ron Racette ne sont que des exemples parmi plusieurs autres des réussites de celui qui a travaillé pour le Bureau du vérificateur général du Canada. 

«Je prête une attention particulière à l'accent aigu dans Orléans, qui avait pratiquement disparu, il y a de ça quelques années», lance-t-il.

Selon ses calculs, seulement 21% des gens à Orléans l'utilisaient, alors qu'aujourd'hui, ils sont plus de 56%. «Pourtant, la Commission de la toponymie d'Ontario avait déterminé en 1994 qu'Orléans devait contenir un accent aigu», se désole-t-il. 

Les noms de rues ont retenu également son attention. En arpentant les quatre coins d'Orléans, il a remarqué que certains panneaux ne comportaient pas d'accent aigu et il a effectué des démarches pour retrouver une bonne orthographe. 

«Même si on est en minorité francophone ici, je souhaite que mes enfants et les générations à venir puissent bien vivre leur francophonie», confie celui qui a aussi contribué longtemps dans le Mouvement d'implication francophone d'Orléans.

Louis V. Patry réside sur la promenade Viseneau et a remarqué l'erreur dans ce nom. «Selon mes recherches, ça devrait être Vézina, mais avec le temps, le nom a été mal épelé.»

Va-t-il s'engager dans un processus pour effectuer la correction? «Je choisis mes combats, ça deviendrait rapidement compliqué et ça occasionnerait des désagréments pour l'ensemble de la rue. Je préfère me concentrer sur les nouvelles constructions», rigole-t-il.  

M. Patry n'en est pas à ses premiers honneurs, lui qui a raflé entre autres le Prix du bâtisseur de la ville du maire d'Ottawa, le Prix des Coeurs d'or de la part du député fédéral de sa circonscription, mais le titre de Chevalier de l'Ordre de la Pléiade revêt un cachet particulier, avoue-t-il. 

«Ça m'a touché droit au coeur recevoir cette récompense. Je ne m'y attendais pas du tout, c'est quand même un groupe select que je rejoins», confie celui qui passe presque tout la totalité de son temps libre à en apprendre plus sur Orléans, son histoire et son patrimoine. Il ajoute que cette médaille lui confère la motivation de poursuivre son oeuvre.

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