Conjuguer maîtrise et bénévolat

Annie-Pier Caron Daviault, 24 ans, consacre plusieurs heures... (Etienne Ranger, LeDroit)

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Annie-Pier Caron Daviault, 24 ans, consacre plusieurs heures par semaine à faire du bénévolat dans diverses organisations en Outaouais. Elle a d'ailleurs été honorée mardi dernier à l'Assemblée nationale.

Etienne Ranger, LeDroit

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Charles-Antoine Gagnon

Collaboration spéciale

Le Droit

Malgré l'horaire chargé qu'exige sa maîtrise en sciences sociales à l'UQO, Annie-Pier Caron Daviault consacre plusieurs heures par semaine à faire du bénévolat dans diverses organisations en Outaouais. Du temps à accorder, elle en trouve. «C'est juste une question de priorités», souligne l'étudiante de 24 ans qui a été honorée mardi dernier à l'Assemblée nationale. Lauréate du prix Hommage bénévolat-Québec dans la catégorie Jeune bénévole-Prix Claude-Masson pour sa contribution dans sa collectivité, elle se voit aussi nommée Personnalité de la semaine LeDroit-Radio-Canada.

Originaire de Mont-Laurier, Annie-Pier vit en Outaouais depuis 2011. Elle est boursière de recherche à la maîtrise en sciences sociales du développement territorial à l'Université du Québec en Outaouais (UQO).

Annie-Pier s'implique dans l'Association des résidents du Plateau à Gatineau, dans l'Association étudiante des cycles supérieurs en sciences sociales ainsi que dans le Comité des femmes de l'UQO. 

En outre, elle siège au conseil d'administration de la Table jeunesse Gatineau depuis 2014 et, en 2015, en est devenue la vice-présidence.

«Nous organisons beaucoup d'événements pour promouvoir la participation citoyenne chez les jeunes de 18 à 35 ans. Nous organisons des tables rondes, des panels, des projections et des séances de réseautage avec les jeunes pour tenter de développer des projets et des partenariats entre eux», explique-t-elle.

 «Nous voulons sensibiliser les organismes à ouvrir des sièges jeunesse sur leur conseil d'administration, poursuit-elle. Comme ça, ça formerait un peu la relève et ça initierait les jeunes aux principes démocratiques».

Annie-Pier constate que ce sont souvent les mêmes jeunes qui s'impliquent bénévolement dans des organismes, mais dernièrement, précise-t-elle, de nouveaux visages sont apparus aux activités de la Table jeunesse Gatineau.

«Pour nous, c'est bon signe parce que ça veut dire qu'on sort un peu de nos rangs habituels et qu'on élargit le noyau de jeunes qui veulent s'impliquer». 

La jeune femme accorde une grande importance à la participation citoyenne, mais elle déplore du même souffle que le gouvernement ou des villes n'encouragent pas toujours le processus.

«Je pense qu'il y a moyen de faire de belles choses avec la participation citoyenne. Dans la gestion des grandes villes, c'est un incontournable», plaide-t-elle. 

«La consultation devrait être un réflexe, et ce ne l'est pas encore. J'essaie de promouvoir l'obligation de la participation citoyenne».

Le prix Hommage bénévolat-Québec est une très belle reconnaissance de son implication, avoue Annie-Pier. 

«Il y a une part d'altruisme là-dedans. On veut aider son prochain, changer une situation problématique. J'en retire beaucoup de fierté. Il y a aussi beaucoup d'avantages. Je rencontre plein de gens, je crée de nouvelles amitiés. Ça permet de connaître le milieu communautaire de Gatineau, de voir le travail qui se fait dans les organismes, de rencontrer des gens super et de développer de nouvelles compétences», raconte-t-elle.

Annie-Pier dit n'avoir aucun plan spécifique pour le moment quant à son cheminement professionnel. Elle veut se concentrer sur ses études et terminer sa maîtrise.

«Mon but serait de peut-être travailler pour un organisme communautaire dans le domaine du développement. J'aime beaucoup le milieu communautaire. Je pourrais aussi être travailleuse autonome, consultante en développement pour la ville ou des organismes», explique l'étudiante, qui voue aussi un intérêt envers la lutte à l'itinérance.

«Avec les programmes gouvernementaux qui ont été coupés, ça crée un fardeau supplémentaire sur les villes et les municipalités. À Gatineau, on a un grand problème avec ça. En tant que citoyen, on se déresponsabilise devant ces personnes-là, mais on a une responsabilité collective. Je pense que ça sera un des dossiers sur lequel travailler dans les prochains mois», précise Mme Caron Daviault.

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