Motiver les jeunes à bouger

Pour Karina Potvin, le sport entraîne une bonne... (Simon Séguin-Bertrand, LeDroit)

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Pour Karina Potvin, le sport entraîne une bonne santé physique ainsi qu'une bonne santé mentale.

Simon Séguin-Bertrand, LeDroit

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Charles-Antoine Gagnon

Collaboration spéciale

Le Droit

Mousser les bienfaits de l'activité physique et de l'engagement communautaire auprès des jeunes est une mission qu'a à coeur Ottawa. Pour son leadership et son dévouement, tant à l'école que dans sa communauté, la ministre responsable de la Condition féminine de l'Ontario lui a récemment remis le prix «Femmes chefs de file en développement communautaire». Cette marque de reconnaissance lui vaut le titre de Personnalité de la semaine LeDroit/Radio-Canada.

Karina Potvin est responsable de la réussite et intervenante de la politique d'aménagement linguistique à l'école Louis-Riel. Son rôle se situe dans l'animation culturelle et la construction identitaire des élèves, précise cette mère de trois enfants qui oeuvre dans le monde de l'éducation depuis 2001.

Karina Potvin a créé en collaboration avec trois autres enseignantes le programme «Active à Louis», dont l'objectif est de donner aux filles peu enclines à l'activité physique le goût de participer à des sports. Elles ont l'occasion de jouer au tennis, au basketball et faire de la course à pied, entre autres. Il y a aussi des ateliers de hip-hop et de nutrition.

«L'idée est de les faire bouger. Le but n'est pas d'en faire de grandes athlètes, mais plutôt de développer en elles l'habitude de faire de l'activité physique pour qu'elles maintiennent cette habitude plus tard», explique Karina Potvin.

«On leur présente différentes activités en espérant qu'elles s'accrochent à l'une d'elles», ajoute-t-elle.

Pour Mme Potvin, c'est une question de santé physique et de santé mentale. 

«Ça aide avec le stress, l'estime de soi, les amis. Il y a tellement de bénéfices associés à ça. On incorpore aussi à ça l'importance d'une saine alimentation parce qu'on constate que si l'on ne mange pas bien, on bouge moins vite, moins bien», précise l'enseignante, qui a joué au hockey pour l'équipe féminine de l'Ontario (18 ans et moins) et celle de l'université d'Ottawa, et qui est aujourd'hui entraîneuse-chef de l'équipe de hockey d'un de ses garçons.

«J'encourage beaucoup les élèves à se motiver entre elles pour faire des activités ensemble à l'extérieur de l'école, comme faire une marche. L'idée est de trouver l'activité qui nous allume. Une fois cela fait, c'est plus facile. Que ce soit la marche ou la natation, l'important est de la trouver. Il faut essayer des choses», continue Mme Potvin.

L'école Louis-Riel s'est aussi jointe au programme «Fillactive», et sera hôtesse de courses à pied à Ottawa le 31 mai. Les participantes doivent faire dix semaines d'entraînement en prévision de l'événement qui comprend des courses de cinq et dix kilomètres.

«Cette journée n'est pas axée sur la compétition, mais plutôt sur relever le défi de terminer l'épreuve, d'atteindre un objectif, que ce soit à la course ou à la marche ou une combinaison des deux», explique Karina Potvin.

Mme Potvin mise aussi sur l'importance de l'implication communautaire chez les élèves.

«Sans entraineur bénévole dans les associations de sport ou sans bénévole pour des festivals ou autres événements, la vie communautaire serait plate ou dispendieuse. Il y aurait très peu de gens dans la communauté qui pourraient en profiter. On essaie de les éveiller à l'importance du bénévolat, de redonner à sa communauté quand on peut», souligne Mme Potvin.

«Je dis toujours aux jeunes qu'ils ont le pouvoir du changement en eux. Ils doivent juste croire en eux-mêmes et s'associer à des gens qui croient en eux», poursuit-elle.

Les élèves sont d'ailleurs appelés à participer à des collectes de denrées non périssables.

L'enseignante met aussi sur pied un club de disc-jockey (DJ) qui commencera bientôt à l'école dans le but de faire découvrir la musique francophone aux élèves. Un DJ professionnel francophone viendra les former.

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