L'homme derrière la Loppet

«Je trouve que notre région a beaucoup de... (Simon Séguin-Bertrand, LeDroit)

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«Je trouve que notre région a beaucoup de choses à offrir. Nous ne les mettons pas toujours très bien en valeur», lance Claude Laramée.

Simon Séguin-Bertrand, LeDroit

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Mardi dernier, des images d'Ottawa et de Gatineau ont été télédiffusées dans des millions de foyers à travers la planète. Les meilleurs athlètes au monde en ski de fond étaient réunis au parc Jacques-Cartier à l'occasion de la première étape du Ski Tour Canada. L'événement fut également un succès populaire dans la région. Entre 5000 et 10 000 personnes ont assisté aux courses, selon différentes estimations. Le président du comité organisateur de l'événement, Claude Laramée, mérite le titre de personnalité de la semaine Radio-Canada/LeDroit.

Cette semaine, Claude Laramée se sauvera de l'hiver. Il laissera derrière lui le froid et la neige pour aller se reposer au soleil. On peut difficilement penser à quelqu'un qui le mérite davantage.

Il vient de passer des mois les deux pieds dans la neige, à organiser le plus important événement de ski de fond jamais présenté en Outaouais.

Les autres acteurs importants vous le diront. Sans sa présence et son leadership, les sprinteurs de la Coupe du monde n'auraient probablement jamais fait escale dans le coin.

Dans les derniers jours, avec les représentants des médias, ce grand bénévole a souvent blagué au sujet des cernes qui se creusaient sous ses yeux.

Il demeure néanmoins convaincu d'une chose. Tous les efforts fournis en valaient la peine.

«Nous avons réuni plus de 300 bénévoles pour le bon fonctionnement de l'événement. La majorité d'entre eux sont des gens qui s'impliquent depuis longtemps dans le milieu du ski de fond. Le simple fait de permettre à ces gens de vivre une expérience unique me permet de dire que l'événement fut couronné de succès», confie-t-il.

«Les gens qui ont suivi l'épreuve à la télévision ont pu constater que nous sommes capables de nous comparer avantageusement aux plus grandes épreuves du circuit de la Coupe du monde. C'était beau. Nous avions une caméra bien placée au 17e étage d'une des tours du secteur. La prise de vue qu'elle nous donnait était exceptionnelle. Le musée. Le parlement canadien. Le parcours avec toutes ces couleurs...»

«En plus, les courses ont été excitantes. Lors de la finale des hommes, c'était tellement chaud que nous avons eu recours aux photos-finish pour établir le classement des six premières positions.»

Les gagnants du Ski Tour étaient à peine couronnés que, déjà, M. Hamelin, jurait que Gatineau voulait accueillir la Coupe du monde de nouveau.

Le calendrier de la Fédération internationale de ski (FIS) pourrait le permettre à compter de 2020.

D'ici là, M. Laramée aimerait que le succès obtenu par son groupe inspire d'autres entrepreneurs. L'Outaouais, croit-il, est capable d'accueillir davantage d'événements d'envergure. «Je trouve que notre région a beaucoup de choses à offrir. Nous ne les mettons pas toujours très bien en valeur.»

«Ça prend des gens qui y croient. Nous avons pu accueillir la Coupe du monde, au départ, parce que nous avons réuni des passionnés qui avaient le goût d'essayer quelque chose.»

À son retour de vacances, Claude Laramée entend vite se remettre au travail. Pour accueillir autre chose que des sprints, une prochaine fois, l'Outaouais aurait besoin de développer des parcours homologués. «Voilà peut-être un projet intéressant pour quelqu'un...»

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