La détermination malgré la maladie

Mauril Bélanger s'est montré un peu émotif au...

Agrandir

Mauril Bélanger s'est montré un peu émotif au moment de recevoir le prix Bernard-Grandmaître.

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

La tragique nouvelle qui a frappé le député d'Ottawa-Vanier, Mauril Bélanger, l'automne dernier en a touché plusieurs dans la communauté franco-ontarienne. Jeudi soir, cette même communauté lui a démontré toute son appréciation en lui remettant le prix Bernard-Grandmaître. Pour cette reconnaissance et pour ses 20 ans de carrière comme élu au fédéral, LeDroit et Radio-Canada l'ont choisi à titre de personnalité de la semaine.

Il est devenu presque impossible de parler de Mauril Bélanger sans mentionner le diagnostic qu'il a reçu en novembre. Le député est atteint de la sclérose latérale amyotrophique (SLA), une maladie dégénérative incurable.

Une nouvelle qui survient à un bien mauvais moment pour M. Bélanger. Il venait à peine d'être élu pour la huitième fois consécutive et figurait parmi les favoris pour obtenir le poste qu'il convoitait depuis longtemps, celui de président de la Chambre des communes.

Comme la maladie s'attaquait à ses cordes vocales, il a dû se retirer de la course.

Les gens présents jeudi soir ont pu constater que la SLA n'épargne pas le député. Il éprouve de la difficulté à marcher et à parler. Malgré tout, il tient à continuer ses activités et à continuer de partager ses pensées avec le public.

Le Gala des prix Bernard-Grandmaître en a été un bon exemple. L'élu est monté sur scène à trois reprises pour prendre la parole (à l'aide d'un appareil électronique), provoquant chaque fois une ovation de la foule.

Il a notamment réitéré son appui à l'option du bilinguisme officiel pour la Ville d'Ottawa, lors du traditionnel «toast de la francophonie».

La détermination de Mauril Bélanger à poursuivre son travail et ses activités malgré la maladie n'a rien de surprenant. Il avait indiqué son intention de continuer au moment d'annoncer qu'il était atteint de la SLA et il l'a réitéré dans une lettre diffusée avant Noël.

Le commissaire aux services en français de l'Ontario, François Boileau, n'avait que de bons mots pour le député, jeudi dernier, durant un discours. Il parle d'un homme dont «l'engagement ne fait aucun doute».

«Ses actions ont toujours été pour l'ensemble de la communauté. [...] Il y a un retour de l'ascenseur à un moment donné, après tout ton engagement envers les gens, les gens te le rendent», avait-il affirmé à son passage derrière le podium.

Comme M. Boileau, la ministre responsable des Affaires francophones à Queen's Park, Madeleine Meilleur, n'avait que de bons mots la semaine dernière pour son collègue au palier fédéral. Dans une entrevue avec LeDroit, elle l'a décrit comme un homme au service de ses concitoyens.

Une chose est certaine, Mauril Bélanger s'est montré reconnaissant envers cette communauté qu'il a représentée pendant plus de 20 ans à Ottawa. Quelque peu émotif au moment de recevoir le Prix Bernard-Grandmaître, le député d'Ottawa-Vanier a parlé d'une reconnaissance importante qui «vient souligner une importante partie de sa vie», soit ses années comme député.

Tous ceux qui le côtoient espèrent maintenant que cette période se prolongera encore longtemps.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer