La richesse familiale de René Pitre

René Pitre n'hésite pas à parler de La... (Etienne Ranger, LeDroit)

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René Pitre n'hésite pas à parler de La Cité lorsqu'on lui demande quelle est sa plus grande fierté.

Etienne Ranger, LeDroit

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Homme empreint d'humilité malgré toutes les réalisations qui ont teinté sa vie professionnelle et qui lui ont valu d'être récipiendaire de l'Ordre de l'Ontario il y a quelques jours, l'Ottavien René Pitre se considère comme un homme très riche. Mais ne vous méprenez pas, il ne fait nullement allusion à l'argent, ni aux trophées. La vraie richesse, selon l'homme de 79 ans, c'est la famille. Aujourd'hui, LeDroit et Radio-Canada lui décernent le titre de Personnalité de la semaine.

«La richesse, c'est d'avoir une famille qui nous aime, qui s'entraide. Il n'y a pas d'argent pour acheter ça. Je suis un homme privilégié», lance d'emblée celui qui a participé à la création du collège La Cité en 1989, en plus d'avoir cofondé le Centre de services Guigues et le Regroupement des gens d'affaires (RGA) de la capitale nationale. 

Grand-papa de neuf petits-enfants, le fier Franco-Ontarien avoue avoir été surpris quand on lui a téléphoné cet automne pour lui apprendre qu'il faisait partie des 25 personnalités à qui la lieutenante-gouverneure Elizabeth Dowdeswell et la première ministre Kathleen Wynne remettraient l'Ordre de l'Ontario.  

«Ça m'a ému énormément, c'est tout un privilège. Je n'ai jamais rien fait au cours de ma vie dans le but de recevoir des honneurs au bout du compte et ce que j'ai accompli, ce n'était pas seul mais en équipe», dit-il.

Il ajoute avoir assisté à la cérémonie avec son épouse Marie-Jeanne, avec qui il a uni sa destinée il y a 57 ans, ainsi que ses enfants Lyne et Marc, car «de tels honneurs, on doit les partager, sinon ça n'a pas le même effet.»

Natif de Lemieux, petit village de l'Est ontarien emporté à la suite d'un glissement de terrain, M. Pitre a suivi son cours classique à Rigaud avant d'entamer des études en administration et comptabilité à l'Université d'Ottawa.

Il a fait carrière pour la compagnie de fiducie Trust Prêt et Revenu du Canada, au sein de laquelle il a grimpé les échelons jusqu'à devenir vice-président. Il a tiré sa révérence après que la Banque Laurentienne ait acquis l'entreprise au milieu des années 1990.

René Pitre, qui a aussi été au fil des ans président du Club Richelieu International, a par la suite siégé pendant près d'une décennie au Tribunal d'appel pour l'assurance-emploi.

Quand on lui demande quelle est sa plus grande fierté sur le plan professionnel, celui qui se décrit comme un éternel positif dans la vie n'hésite pas à parler de La Cité. «C'est un bijou, une référence à travers la province et même ailleurs. J'ai des petits-fils qui étudient là-bas. Avec 90 cours et plus de 5000 étudiants, je ne peux qu'en être fier», lance le septuagénaire. 

M. Pitre soutient être en faveur du statut officiel bilingue pour la Ville d'Ottawa, que plusieurs attendent de pied ferme. 

«Il n'y a aucun doute dans ma tête que c'est de mise, car c'est la capitale d'un pays qui se dit bilingue. Malgré tout ça, je sais bien que ce débat-là est très politique et que M. Watson (le maire d'Ottawa) pense que ça pourrait lui coûter son poste. Je ne l'excuse pas, mais le comprends. J'ai bon espoir par contre que ça se fera bientôt», confie-t-il. 

Rappelant que la communauté franco-ontarienne a gagné maints combats ces dernières années, M. Pitre prévient qu'il faut rester vigilant et qu'il restera toujours du chemin à faire. 

«C'est plus facile de vivre en français aujourd'hui, mais nous sommes en minorité, il ne faut pas l'oublier. C'est un combat incessant», soutient-il.

En bonne santé à l'aube de ses 80 ans, René Pitre ne chôme pas, même à la retraite. Il s'implique au Club Richelieu Laporte, joue régulièrement au golf et siège au conseil d'administration de la basilique-cathédrale Notre-Dame d'Ottawa, où il donne la communion tous les dimanches parce que c'est «bon pour son âme».

Qui plus est, il apprend à jouer du violon, chose qu'il a toujours rêvé de faire. 

«Mais je ne suis pas prêt à donner un concert, car même après quelques années je ne suis pas encore bon», conclut l'homme en éclatant de rire.

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