La passion du savoir

Joanne Plante considère que la bibliothèque est bien... (Etienne Ranger, LeDroit)

Agrandir

Joanne Plante considère que la bibliothèque est bien plus qu'un simple entrepôt de livres.

Etienne Ranger, LeDroit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

La Personnalité de la semaine LeDroit/Radio-Canada ne chôme pas. Impliquée au sein de l'Association des bibliothèques de l'Ontario-Franco (ABO-Franco), dans la remise des prix Tamarac pour la littérature jeunesse, représentante du Canada à la Fédération internationale des associations et institutions de bibliothèques et bibliothécaire en chef au Conseil des écoles catholiques du Centre-Est (CECCE), Joanne Plante est visiblement une passionnée.

Ses efforts ont été soulignés la semaine dernière par l'ABO-Franco qui lui a remis le prix Micheline-Persaud qui récompense chaque année une personne ou une organisation qui s'est distinguée dans la promotion et le développement des bibliothèques en français en Ontario.

Évidemment, les nombreuses implications de Mme Plante en faisaient une candidate sérieuse pour ce prix. Toutefois, c'est en raison du virage vers la modernité qu'elle dirige dans les bibliothèques du CECCE que le prix lui a été remis.

Pour Joanne Plante, la bibliothèque est bien plus qu'un simple entrepôt de livres. Pour elle, il s'agit d'un lieu vivant, multifonctionnel et rassembleur.

«On a besoin de différents moyens d'aller toucher l'élève, de s'assurer qu'il passe à la bibliothèque. Et pas seulement pour aller emprunter des livres. Pour qu'il y reste un peu plus longtemps, pour lire ou pour qu'il fasse un travail de collaboration avec les camarades.»

Alors, pour Mme Plante, l'époque où le silence était une nécessité dans les bibliothèques est révolue. La bibliothèque, pour elle, est désormais un lieu où on peut manger. Un lieu où le mobilier peut être déplacé, tant pour faciliter certains travaux de groupe que pour la présentation d'un film ou d'une pièce de théâtre.

Évidemment, une telle transformation signifie des changements dans la description de tâches du (ou de la) bibliothécaire ou bibliotechnicien. Joanne Plante souhaite que ces professionnels, au CECCE, développent davantage de liens avec les élèves, qu'ils deviennent plus qu'une personne à l'arrière d'un comptoir.

Un de ses désirs principaux, c'est de voir les employés des bibliothèques du CECCE devenir de véritables pédagogues en matière de méthodes de recherche. Que ce soit dans les livres ou sur le Web, Mme Plante souhaite que les élèves puissent se débrouiller dans leurs recherches et puissent différencier une bonne d'une mauvaise source d'information.

«Mon objectif est de terminer le projet de modernisation et de mettre en place des indicateurs de performance aux compétences informationnelles. S'assurer que tous les élèves ont le même bagage à ce niveau en arrivant à l'université.»

Pour la bibliothécaire en chef du CECCE, les bibliothèques sont un élément important de l'affirmation identitaire, particulièrement dans un contexte de minorité linguistique. Sa passion pour son travail n'est pas étrangère à ce fait.

Joanne Plante souhaite d'ailleurs se pencher, au cours des prochaines années, sur le coût des livres français, bien plus élevé que les ouvrages anglophones. «On a moins de choix pour un même budget. Donc, ça permet moins de choix aux lecteurs au final», explique-t-elle.

Elle souligne également au passage que la relève est plutôt rare dans ce métier et invite les jeunes adultes à jeter un oeil à ce domaine.

«On pense souvent à l'ancienne bibliothèque poussiéreuse et silencieuse. Les jeunes, je pense qu'ils ne s'aperçoivent pas de la transition qu'on vit dans les bibliothèques. On cherche des candidats partout.»

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer