Jean-Yves Vigneau, l'art et rien d'autre

Jean-Yves Vigneau cumule près de 40 ans de... (Simon Séguin-Bertrand, Archives LeDroit)

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Jean-Yves Vigneau cumule près de 40 ans de carrière.

Simon Séguin-Bertrand, Archives LeDroit

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Une carrière remplie de réussites et marquée par son travail pour améliorer la condition des artistes de son milieu, Jean-Yves Vigneau a reçu le Prix hommage au gala des Culturiades, la semaine dernière. Pour reconnaître l'étendue de son expérience, de son implication et l'obtention de ce prix distingué, LeDroit et Radio-Canada ont choisi M. Vigneau comme Personnalité de la semaine.

Ça fait une quarantaine d'années que Jean-Yves Vigneau vit de son art et qu'il obtient du succès ici, comme à l'extérieur de la région, mais rarement a-t-il obtenu des reconnaissances de ses pairs de la sorte, dit-il.

«C'est toujours intéressant de voir qu'on fait des choses pendant longtemps et qu'il y a des gens qui reconnaissent ce qu'on fait. [...] Moi je fais des affaires, mais je n'attends pas après des applaudissements.»

Au fil des années, M. Vigneau a contribué à la création d'organismes et de structures qui permettent aux artistes locaux de s'épanouir, notamment le complexe La Filature qui comprend les centres d'artistes Axenéo7 et Daïmôn.

Jean-Yves Vigneau ne s'est jamais gêné pour partager son point de vue afin de valoriser le travail d'un artiste, même si ça représentait un risque pour un contrat. L'artiste raconte s'être disputé avec la direction de la Maison de la culture lors de l'ouverture officielle de l'institution.

On lui avait confié la mission de monter une exposition pour la soirée de lancement. En demandant un cachet pour son travail, on lui aurait répondu qu'aucun cachet n'était prévu.

«J'ai dit, alors, je démonte l'exposition. On a essayé de me convaincre en disant que la ministre de la Culture serait là et que je pourrais me faire voir. J'ai refusé et quelques minutes plus tard, on signait un chèque. Depuis, la Ville de Gatineau a changé sa politique par rapport aux artistes.»

Depuis, la relation entre M. Vigneau et la municipalité s'est transformée, lui qui a remporté trois concours pour préparer une oeuvre d'art urbaine à l'avant de casernes de pompier gatinoises. La plus récente de ces oeuvres est en place devant la caserne numéro 6, à l'angle de la rue Saint-René Est et du boulevard Labrosse.

Jean-Yves Vigneau estime n'avoir aucun reproche à adresser à la Ville aujourd'hui. Il affirme avoir obtenu un support professionnel dans l'élaboration de ces oeuvres urbaines, mais aussi après avoir livré le fruit de son travail.

«Je sens que la Ville en prend soin. J'ai réalisé environ 25 oeuvres d'art publiques dans ma carrière, [...] c'est rare que ces oeuvres sont aussi bien entretenues.»

L'artiste lance à la blague que les pompiers profitent possiblement de leurs temps libres pour s'occuper de l'entretien de ses sculptures.

Après environ 40 ans de carrière, Jean-Yves Vigneau continue ses activités et la reconnaissance du travail des artistes demeure une lutte qu'il entend mener. Notamment en ce qui a trait aux différences entre les professionnels et les amateurs.

«L'art, c'est comme le pain et le talent, c'est comme le levain. Tu as beau avoir tous les ingrédients, sans levain, ça ne lèvera pas», illustre l'artiste honoré par les Culturiades.

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