Le pionnier du soccer à Ottawa

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En prenant la barre du Fury, l'entraîneur Dos Santos voulait faire d'Ottawa un marché de soccer respecté en Amérique du Nord.

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Avant de quitter Ottawa pour Kansas City, l'entraîneur du Fury, Marc Dos Santos, est parvenu contre toute attente à conduire son équipe à la finale de la North American Soccer League. Il a également mérité le titre d'entraîneur de l'année. Pour souligner ses exploits, LeDroit et Radio-Canada l'honorent du titre de Personnalité de la semaine.

Authentique, honnête, fonceur, rusé et confiant. Marc Dos Santos a réussi à placer Ottawa sur la carte du soccer nord-américain en seulement deux ans.

Premier entraîneur-chef et gérant de l'histoire du Fury, le Québécois d'origine portugaise a su tirer sur les bonnes ficelles pour transformer une équipe d'expansion en 2014 en équipe finaliste de la North American Soccer League (NASL) en 2015. À New York, après une séquence d'une seule défaite à ses 26 derniers matches, le Fury a vu son conte de fées prendre fin dans un revers de 3-2 contre la mythique équipe du Cosmos. La masse salariale de New York était quatre fois plus élevée que celle d'Ottawa.

Le talent de l'entraîneur a été remarqué par une équipe de la MLS et c'est maintenant à Kansas City qu'il ira poursuivre son aventure en première division nord-américaine. Il sera entraîneur adjoint avec le Sporting tout en menant la destinée de son club de réserve.

L'entraîneur de 38 ans aura marqué l'histoire du soccer pendant son court passage dans la capitale nationale qui s'est terminé avec le titre de l'entraîneur de l'année de la NASL. Tenu en haute estime par ses joueurs, ceux-ci se sont levés d'un trait pour l'ovationner à la fin de son dernier discours au gala de l'équipe mardi dernier.

«J'ai été touché. Énormément. J'ai été très proche de ce groupe de joueurs. Quand j'ai signé mon contrat pour lancer le club le 1er juillet 2013, je voulais qu'Ottawa devienne une ville respectée en Amérique du Nord en matière de soccer. Nos efforts ont été reconnus. C'est ma plus grande satisfaction.»

Guidé par sa passion pour le sport, Marc Dos Santos a fait beaucoup de chemin en peu de temps avant de mener le Fury à égalité au premier rang de la NASL, fracassant plusieurs records au passage. Encouragé par un père fanatique du ballon rond, il a baigné dans le milieu toute sa vie.

Né à Montréal, il a grandi à Brossard et il a appris à parler quatre langues. «Mon père dirigeait une équipe de la Ligue d'excellence du Québec, un circuit semi-professionnel. Il avait rassemblé une équipe d'étoiles qui avait gagné 1-0 contre le Manic de Montréal de la NASL. C'était gros à l'époque. Chaque dimanche, il écoutait sa radio toute croche avec une énorme antenne pour entendre les exploits du FC Porto.»

Fou du ballon rond

Marc Dos Santos était déjà mordu du soccer lorsque sa famille est retournée au Portugal quand il avait 10 ans. «Tout a été confirmé à mon arrivée là-bas. J'allais au stade avec mon père. C'était devenu une maladie. Il y avait 80 000 personnes dans les gradins. À l'école, tous mes travaux portaient sur le soccer.»

Le jeune Dos Santos était un défenseur, mais il n'était pas très doué. «J'ai vite compris que je ne gagnerais pas ma vie en jouant au soccer. Je me suis dit que je voulais devenir le meilleur entraîneur possible.»

Il est revenu au Québec à l'âge de 24 ans où il a entraîné quelques équipes amateures. À 30 ans, il est devenu l'entraîneur de l'Attak de Trois-Rivières, club-école de l'Impact de Montréal avec qui il a gagné un championnat.

Deux ans plus tard, il obtenait une promotion avec l'Impact dans la United Soccer League (USL) où il a également remporté un championnat en 2009. Après deux ans et demi, il s'est exilé au Brésil où il a mené d'autres clubs de jeunes joueurs vers d'autres championnats. Deux autres années se sont écoulées avant qu'il débarque à Ottawa où il a établi les fondations d'une autre équipe gagnante.

Aux médias, Dos Santos disait souvent qu'il visait les séries éliminatoires à sa deuxième saison avec l'équipe. Dans le vestiaire, il disait à ses joueurs qu'ils pouvaient gagner le championnat. «Je pensais que nous pouvions gagner la finale, mais il aurait fallu un match spécial à New York. Ils n'ont perdu qu'un seul match à domicile cette année. C'était contre nous. 4-1. Ça allait être difficile à répéter. Nous y sommes presque arrivés.»

Marc Dos Santos quitte Ottawa, mais il compte y revenir. «Si je deviens entraîneur de l'équipe nationale, je vais demander à ce que mon premier match en sol canadien soit ici!»

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