Les bons coups de Brière

La carrière de Daniel Brière a été parsemée... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit)

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La carrière de Daniel Brière a été parsemée d'embûches.

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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Un important événement a marqué la pause estivale de cette rubrique: l'annonce de la retraite du hockeyeur gatinois Daniel Brière, il y a deux semaines. Aujourd'hui, LeDroit et ICI Radio-Canada lui décernent le titre de Personnalité de la semaine pour souligner l'ensemble de sa remarquable carrière de 18 ans chez les professionnels.

Dans la vie comme dans une carrière d'athlète professionnel, il faut constamment faire des choix. Pour certains, la voie à suivre s'impose d'elle-même. Pour d'autres, les choix sont déchirants. À l'occasion, la décision est hors de notre contrôle.

Avant de décider d'accrocher ses patins, Daniel Brière a été confronté à plusieurs de ces fourches sur son chemin.

Son parcours qui l'a vu disputer 973 parties régulières dans la LNH (totalisant 307 buts et 696 points), en plus de 124 matches deséries éliminatoires (53 buts, 116 points), aurait pu être bien différent.

Alors que tout a été dit et écrit sur ce qu'il a fait sur la patinoire, ainsi que sur la classe dont il a fait preuve tout au long de sa carrière, voici un retour en arrière sur quelques épisodes marquants.

Été 1992: exil à Amos

À cette époque, l'Outaouais n'avait pas d'équipe de niveau midget AAA. Le «p'tit Brière» a dominé au hockey mineur jusque-là, et alors qu'il a encore 14 ans, son père Robert lui pose une question: «Veux-tu aller tenter ta chance au camp des Forestiers d'Amos?» La réponse est positive, malgré les objections de sa mère, Constance, aujourd'hui décédée.

«Je connaissais le midget AAA un peu, pas plus que ça. Quand mon père m'a approché avec ça, j'ai dit oui, même si je doutais de mes chances. Ma mère n'était pas d'accord du tout et quand je suis parti au camp, je lui ai dit de ne pas s'inquiéter, que j'y allais juste pour l'expérience. Finalement, je ne suis pas revenu», s'est-il rappelé récemment.

Après une saison de 24 buts et 54 points en 42 parties, le jeune Brière n'est pas sélectionné au repêchage de la LHJMQ. L'équipe de son patelin, les Olympiques de Hull, l'ignore.

Une décision qui lui sera remise sous le nez pendant des années.

Été 1994: Drummondville ou collège américain?

De retour à la maison, Brière mène l'Intrépide de Gatineau à la conquête de la coupe Jimmy-Ferrari, dans la ligue midget AAA du Québec, après une saison de 103 points. Considéré comme un espoir de première ronde, il n'assistera cependant pas au repêchage.

«Comme je n'avais pas été choisi (en 1993), ce qui avait été un choc et un coup au coeur, et qu'on m'avait convaincu que je n'avais pas de chances de jouer dans la LNH à cause de ma taille, je considérais l'option d'aller dans une université américaine, relate Brière. Finalement, Drummondville m'a sélectionné (6e) et ils m'ont convaincu de jouer pour eux en m'offrant de payer mes études après mon stage junior. De toute façon, à l'époque, ça me faisait peur d'étudier en anglais.»

Été 2001: Phoenix ou l'Europe?

À ses quatre premières saisons chez les pros, le choix de première ronde qu'est Brière fait la navette entre les Coyotes de Phoenix et leur club-école de Springfield, dans la Ligue américaine. Les Coyotes le soumettent même au ballottage en 2000-2001, mais Brère ne trouve pas preneur.

«Cet été-là, j'étais un peu découragé et je commençais à penser que je devrais étudier les offres pour jouer en Europe. Mais je me souviendrai toujours de ce que mon agent Pat Brisson m'avait dit: "Si tu décides de partir, c'est beaucoup plus difficile de revenir ensuite." Il pensait que ma meilleure chance de percer était à Phoenix C'était ce que j'avais besoin d'entendre et j'ai compté 32 buts la saison suivante», dit Brière, qui sera ensuite échangé à Buffalo un an plus tard.

Été 2007: Philadelphie ou Montréal?

Après sa meilleure saison en carrière (95 points), le co-capitaine des Sabres est agent libre et les offres les plus sérieuses sont celles des Flyers et du Canadien. Il optera finalement pour les 52 millions $ sur sept ans offerts par les premiers, ce qui lui vaudra énormément de critiques au Québec.

«J'ai suivi mon instinct et mon cerveau plutôt que d'y aller avec mon coeur. Le Canadien représentait beaucoup pour moi, mais j'avais vraiment le sentiment que j'avais de meilleures chances de gagner à Philly», affirme encore aujourd'hui celui qui a aidé les Flyers à atteindre la finale de la coupe Stanley en 2010.

Son contrat racheté il y a deux ans par les Flyers, Daniel Brière aura ensuite un choix facile à faire, signer un contrat de deux ans avec le Canadien. Après une saison durant laquelle il a été peu utilisé, il sera échangé à l'Avalanche du Colorado, avec qui il disputera sa dernière saison.

«Personne ne pourra m'enlever que je suis un ancien du Canadien, et j'en suis fier», affirme-t-il.

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